Etats-Unis

A Miami Beach, un couvre-feu face aux violences du "Spring Break"

  • PubliĂ© le 25 mars 2022 Ă  22:11
  • ActualisĂ© le 26 mars 2022 Ă  07:33
Des policiers en patrouille à Miami Beach pendant un couvre-feu imposé aprÚs des violences liées au "Spring break", le 24 mars 2022 en Floride

La ville amĂ©ricaine de Miami Beach, prisĂ©e des fĂȘtards venus profiter des vacances universitaires du printemps, se prĂ©pare jeudi Ă  imposer un couvre-feu aprĂšs une vague de violences liĂ©es au "Spring break". La mesure a Ă©tĂ© votĂ©e mardi soir, aprĂšs deux fusillades ayant fait cinq blessĂ©s les jours prĂ©cĂ©dents dans cette ville du sud-est des Etats-Unis.

L'an dernier, la police avait aussi imposĂ© un couvre-feu et interpellĂ© plus d'un millier de fĂȘtards pour troubles Ă  l'ordre public. Chaque annĂ©e au printemps, une foule de jeunes vacanciers, notamment des Ă©tudiants, investit le front de mer de Miami Beach pour des fĂȘtes alcoolisĂ©es qui durent jusqu'au bout de la nuit et peuvent rapidement dĂ©gĂ©nĂ©rer.

Le "Spring Break" à Miami fait partie de l'imaginaire collectif de générations d'étudiants, mais, ces derniÚres années, les habitants semblent de plus en plus dérangés par la situation, en dépit de l'indéniable apport à l'économie locale.

Le couvre-feu, qui concerne la partie la plus fréquentée de la ville, dont la mythique Ocean Drive, durera de minuit à 6H, de jeudi à lundi.
Raul, barman de 49 ans n'ayant pas souhaitĂ© donner son nom de famille, soutient la mesure, mĂȘme si ce n'est "pas bon pour le commerce".
"Quelque chose doit ĂȘtre fait pour garantir la sĂ©curitĂ© publique", dit-il Ă  l'AFP.

Sur Ocean Drive, rue célÚbre pour ses bùtiments art déco, Ebony McFarland, touriste de 27 ans, ne se réjouit pas à l'idée de passer un deuxiÚme "Spring break" sous couvre-feu, mais n'est pas étonnée. "Cela devient hors de contrÎle. Il y a de jeunes gens qui viennent ici et ne savent pas se comporter", explique la résidente d'Atlanta, à plus de 1.000 km au nord.

Mercredi, la mairie a annoncé interdire les ventes d'alcool dans les magasins spécialisés et les supermarchés - mais pas dans les restaurants et bars - dans certaines parties de la ville entre 18H00 et le lendemain, à la réouverture.

Stephen Hunter Johnson, membre d'un conseil consultatif local sur les questions liées aux Afro-Américains, critique une telle décision, estimant que le couvre-feu vise Miami Beach car la ville attire beaucoup de vacanciers noirs. "La seule urgence, c'est que des Noirs sont sur la plage", a-t-il déclaré au Miami Herald.

AFP

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