La ministre de la Justice Nicole Belloubet a jugĂ© lundi que l'Ăąge de 13 ans "pourrait ĂȘtre retenu" comme Ăąge minimum de consentement Ă un acte sexuel. La cour d'assises de Seine-et-Marne a acquittĂ© mardi un homme accusĂ© du viol d'une fillette de 11 ans, estimant qu'il n'y avait pas eu de "contrainte". Ce verdict, duquel le parquet a fait appel, a relancĂ© le dĂ©bat de l'inscription dans la loi d'un Ăąge minimum de consentement Ă un acte sexuel, promis par le gouvernement en 2018.
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"La question de l'Ăąge en-deçà duquel le consentement du mineur est prĂ©sumĂ© ne pas exister est capital, car il y a Ă©videmment des situations extrĂȘmement choquantes et inacceptables", a dĂ©clarĂ© la Garde des sceaux sur RTL.
"Treize ans est une borne envisageable. Il faut que le juge soit aussi en capacitĂ© d'apprĂ©cier des situations individuelles, mais l'Ăąge de 13 ans pourrait ĂȘtre retenu", a dĂ©clarĂ© Mme Belloubet. Par ailleurs, la ministre a dit Ă©tudier un Ă©ventuel allongement du dĂ©lai de prescription quand il y a eu un viol sur mineur: celui-ci pourrait passer "de 20 Ă 30 ans".
Une autre réflexion concerne "l'outrage sexiste ou outrage de rue": "nous pourrions le contraventionnaliser", a dit la ministre.
AFP
