Aide à mourir : Gérard Larcher saisit le Conseil constitutionnel

  • Publié le 17 juillet 2026 à 08:55
  • Actualisé le 17 juillet 2026 à 10:40
Le président du Sénat Gérard Larcher lors d'un débat au Sénat le 28 février 2024

Au lendemain de l’adoption définitive de la proposition de loi sur l’aide à mourir par l’Assemblée nationale, le président du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé saisir le Conseil constitutionnel. Il estime que le texte comporte plusieurs "zones d’ombre" qui doivent être examinées.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé ce jeudi 16 juillet saisir le Conseil constitutionnel sur la proposition de loi établissant le droit à l'"aide à mourir", adoptée définitivement la veille par l’Assemblée nationale.

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Gérard Larcher "a décidé cette saisine car le texte issu de l’Assemblée nationale présente des zones d’ombre et des imprécisions qui méritent d’être examinées par le juge constitutionnel", ont indiqué ses services dans un communiqué de presse.

Il avait promis début juillet qu’il saisirait le Conseil constitutionnel sur cette réforme sociétale majeure voulue par Emmanuel Macron mais rejetée trois fois par le Sénat.

Le texte autorise pour la première fois l’assistance au suicide, voire l’euthanasie, avec une série de conditions. Quelques pays, comme la Belgique, la Suisse ou le Canada, garantissent déjà ce droit.

La saisine de Gérard Larcher porte sur "quatre garanties nécessaires à la protection des libertés fondamentales" qui manquent, selon lui, au texte voté par l’Assemblée.

Parmi celles-ci, "la volonté libre et éclairée du patient". Le Conseil constitutionnel "devra dire si un délai de réflexion de seulement deux jours" permet de l’assurer, selon son communiqué.

Le président du Sénat cite également le besoin de préserver "la compétence de l’autorité judiciaire", en permettant à un juge de se prononcer en cas de doute sur le caractère "libre et éclairé" d’une demande.

Ainsi que l’extension de la clause de conscience pour le personnel soignant et les pharmaciens, et une clause permettant aux établissements de "soigner jusqu’à la fin de vie sans être contraints d’organiser l’aide à mourir".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a, lui aussi, annoncé saisir les Sages pour tenir compte des oppositions persistant notamment à droite.

AFP

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