L’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a lancé deux actions de groupe contre les deux constructeurs allemands qui ont vendu chacun plus de 200.000 véhicules en France équipés d’airbags Takata potentiellement mortels, informe le Parisien. À La Réunion, trois décès ont été confirmés, en lien avec les airbags Takata (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Selon Le Parisien, l'association de consommateurs française, la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a lancé deux nouvelles actions de groupe afin de faire valoir le préjudice des propriétaires des véhicules équipés de ces airbags défaillants et obtenir une indemnisation.
- Des milliers d'automobilistes potentiellement concernés -
Les deux actions peuvent potentiellement concerner près de 500.000 propriétaires de véhicules en France.
Pour rappel, de multiples automobilistes - propriétaires de voitures vendues entre 1998 et 2019 -, sont appelés à faire contrôler leur véhicule à La Réunion. Selon les derniers chiffres du Syndicat de l'importation et du commerce de La Réunion (SICR), 18.946 véhicules concernés n'ont pas été contrôlés.
"Lorsqu'un rendez-vous ne peut être offert dans les 15 jours, le concessionnaire a obligation de mettre à disposition un véhicule de prêt ou de proposer une solution de remorquage", indique Vincent Bernard-Lafoucrière de la préfecture, faisant référence à  l'arrêté publié le 29 juillet au Journal officiel.
Si votre vĂ©hicule a Ă©tĂ© fabriquĂ© entre 1998 et 2019 : vĂ©rifiez si vous ĂŞtes concernĂ©s via le site dĂ©diĂ©, ou contactez votre constructeur. La remise en Ă©tat du vĂ©hicule dure entre une ou deux heures. Elle peut prendre plus de temps selon l'importance de la rĂ©paration, indiquent les concessionnaires de l'Ă®le.Â
- Des contrôles renforcés depuis janvier 2026 -
Tous les véhicules qui passent au contrôle technique depuis le 1er janvier sont vérifiés afin de savoir s'ils sont dotés d'un airbag Takata classé "stop drive" qui implique de ne plus rouler.
"Afin de traiter systématiquement les véhicules faisant l'objet d'une mesure de "stop drive" toujours en circulation (1,3 million), il a été décidé d'intégrer la vérification des airbags dans les points pouvant faire l'objet d'une contre-visite lors du contrôle technique", indique le ministère dans un communiqué.
"Si le véhicule est équipé d'un airbag Takata classé "stop drive" (et uniquement dans ce cas), le véhicule sera mis en contre-visite en raison du danger potentiellement mortel qu'il représente (...), le contrôle technique ne pourra être validé qu'après réparation par un garagiste de la marque" et "le véhicule n'aura plus le droit de circuler tant qu'il n'est pas réparé", détaille le ministère.
"Une sanction pénale est prévue en cas de revente d’un véhicule en dépit de la notification d’un rappel pour cause de risque grave ou a fortiori d’une mesure de Stop drive", prévient le rapport.
- Trois dĂ©cès confirmĂ©s en lien avec un airbag Takata Ă La RĂ©union -Â
À La Réunion, trois décès ont été confirmés, en lien avec les airbags Takata.
Un jeune homme de 23 ans a été tué dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 novembre 2025 sur la route des Tamarins après un accident de la route et dont le décès "est apparaît consécutif à l’impact d’une pièce métallique liée à l’airbag", a précisé la procureure de la République.
Deux autres Réunionnais ont perdu la vie à cause de ces airbags. Le premier drame remonte à 2021, lorsqu’une mère de famille de 39 ans a trouvé la mort dans un accident à La Saline-les-Bains.
Plus récemment, dans la nuit du 30 au 31 janvier 2025, un automobiliste est décédé sur la NRL. Selon le parquet de Saint-Denis, l’explosion de l’airbag Takata est bien en cause. La victime conduisait une Honda Jazz de 2003, pourtant visée par une procédure de rappel.
Un troisième cas suspect, remontant à 2016, est réexaminé. En janvier 2025, une autre femme a été grièvement blessée, dans un choc pourtant peu violent. Enfin, le 4 février 2026, vers 20h30, un conducteur de 21 ans a perdu le contrôle de son véhicule alors qu'il circulait en direction du nord. Il a été blessé au visage par son airbag Takata. L'enquête devra désormais déterminer si l'airbag s'est déclenché avant ou après l'accident et si le véhicule faisait l'objet d'un rappel.
À La Réunion, Leal Réunion, distributeur automobile, a été mis en examen le 27 mars 2025 pour les blessures d’un conducteur d’un véhicule, liées à l’explosion de son airbag Takata. Une première en France. Lors de son interrogatoire, le responsable a affirmé que sa société avait fait "tout son possible" pour avertir les utilisateurs de BMW et évoqué de nombreuses difficultés pour parvenir à les joindre.
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