L'usine de Belfort, oĂč Alstom projette d'arrĂȘter la fabrication de trains d'ici 2018, restera un site de production "dans les mĂȘmes proportions qui existent aujourd'hui", a assurĂ© lundi soir Alain Vidalies, le secrĂ©taire d'Etat chargĂ© des Transports.
La décision d'Alstom est "d'autant plus incompréhensible aujourd'hui que nous sommes dans l'attente de décisions" concernant des appels d'offres, a déclaré M. Vidalies à l'antenne de la radio RTL.
Les rĂ©sultats des appels d'offres en cours "doivent ĂȘtre connus avant qu'une dĂ©cision ne soit prise". "Le gouvernement va travailler pour qu'ils soient positifs", a ajoutĂ© le secrĂ©taire d'Etat.
Alstom dont l'Etat est actionnaire Ă 20% a annoncĂ© mercredi dernier l'arrĂȘt de la production de locomotives Ă Belfort, site qui sera "transfĂ©rĂ©" Ă Reichshoffen, en Alsace, d'ici Ă 2018. Cette dĂ©cision, qui a provoquĂ© une onde de choc dans la rĂ©gion, menace plus de 400 emplois.
L'exécutif a été critiqué pour sa gestion du dossier, certains médias allant jusqu'à affirmer que le gouvernement était au courant de la décision d'Alstom avant l'annonce de la semaine derniÚre.
Interrogé à ce sujet, M. Vidalies a affirmé que "toutes ces informations sont fausses". Henri Poupart-Lafarge, le PDG d'Alstom, "n'a jamais alerté le gouvernement sur la fermeture du site".
Le dirigeant, convoqué jeudi à Bercy, s'est vu imposer par le ministre de l'Economie Michel Sapin et le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue "une phase de négociation".
Lors d'un déplacement dans les Yvelines, le président François Hollande a sommé son gouvernement de se "mobiliser pour qu'il y ait plus de commandes", définissant le maintien de la production de locomotives Alstom à Belfort comme un "objectif".
L'arrĂȘt de la production de trains Ă Belfort d'ici Ă 2018 est devenu un enjeu national Ă huit mois de l'Ă©lection prĂ©sidentielle.
Par Maude BRULARD - © 2016 AFP
0 Commentaires
