Enfin ! Amiens, club fondé en 1901, accÚde pour la premiÚre fois à la L1. De quoi braquer de nouveau les projecteurs sur la ville natale du Président de la République Emmanuel Macron
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"Notre nouveau président est Amiénois. Il m'a titillé, il a réussi, il a été bon. Il fallait qu'on soit bons aussi. Je lui ai offert un maillot dédicacé avant le match, ça nous a porté bonheur", raconte un autre président, celui de la formation amiénoise, Bernard Joannin.
Amiens, citĂ© de 130.000 habitants, avait donnĂ© rendez-vous aux amoureux du club et aux autres pour fĂȘter cette montĂ©e dans l'aprĂšs-midi, avec dĂ©filĂ© des joueurs dans un bus Ă impĂ©riale et rĂ©ception Ă l?hĂŽtel de ville.
Avec, au c?ur des célébrations prévues, une pensée pour les salariés de Whirlpool, promise à la fermeture en 2018 aprÚs sa délocalisation à Lodz en Pologne. L'usine amiénoise, devenue un symbole des maux de la mondialisation et des luttes sociales pendant la campagne présidentielle, avait vu Marine Le Pen et Emmanuel Macron s'y rendre tour à tour le 26 avril.
"On a l'usine Whirlpool qui va fermer. Le foot doit donner un peu de joie dans cette vie difficile", a ainsi insisté M. Joannin.
- La revanche du coach -
Pour en revenir au ballon rond, cette montée en L1 restera dans l'histoire de la L2, car Amiens, promu de National, s'est hissé à l'étage supérieur avec un but d'Emmanuel Bourgaud à la derniÚre seconde (2-1, à Reims) d'un match de la derniÚre journée de championnat...
L'entraĂźneur Christophe PĂ©lissier peut savourer sa revanche, lui qui avait vu la montĂ©e de son ancien club Luzenac, de National en L2 en 2013/14, refusĂ©e par la Ligue pour des raisons administratives. "C'est ma troisiĂšme montĂ©e en trois ans. On va faire une grosse fĂȘte, il faut en profiter, ces moments sont rares dans le foot", s'est-il exclamĂ©.
Comme avec son ancien club, installé dans un village de 600 habitants de l'AriÚge, Pélissier a su faire des miracles avec un club doté du 16e budget de ligue 2 (8 millions d'euros) et un groupe de joueurs quasiment inchangé depuis le niveau amateur, mais solidaire.
Lors de la saison précédente, ses joueurs avaient également décroché la montée en Ligue 2 lors de la derniÚre journée contre Belfort, faisant ainsi déjà preuve d'un mental solide.
- Petits budgets et travaux -
Et maintenant? En Ligue 1, les Picards devront se battre encore avec un budget (22 M EUR) qui les placera Ă nouveau parmi les clubs les plus modestes. Mais pour l'instant, place Ă la fĂȘte, assure PĂ©lissier. "La saison prochaine? On est loin d'y penser!"
Le coach devra peut-ĂȘtre pourtant apporter rapidement des retouches Ă son effectif. Celles du stade sont dĂ©jĂ prĂ©vues, avec des travaux pour changer la toiture de la Licorne. "Ils vont commencer en juin et vont se faire tribune par tribune, Ă raison d'une tribune par trimestre", a dĂ©clarĂ© Ă l'AFP Alain Gest, prĂ©sident d'Amiens-mĂ©tropole et dĂ©putĂ© Les RĂ©publicains de la Somme.
"La conséquence est qu'on va perdre des places dans le stade mais on va compenser par l'ajout de tribunes provisoires supplémentaires", a-t-il ajouté.
"On aura au minimum, sans ajout de tribune supplémentaire, entre 8.000 et 9.500 places sures, mais on espÚre arriver à la contenance normale de 12.000 grùce à des tribunes supplémentaires", a dit M. Gest alors qu'Amiens recevra des clubs qui drainent le public, le PSG, Monaco ou Marseille la saison prochaine.
"Ravi" de la montée, une premiÚre pour un club de l'ex-région picarde, M. Gest a réaffirmé que le stade de la Licorne était "parfaitement réglementaire" et "aux normes pour jouer en Ligue 1".
Par Carola SOLà - © 2017 AFP
