La romanciĂšre Christine Angot revient dans LibĂ©ration de lundi sur son vif Ă©change avec François Fillon lors de l'Emission politique sur France 2 jeudi soir, en rĂ©futant toute agressivitĂ© et fustigeant la parole "malhonnĂȘte" du candidat.
"En cas de second tour Fillon-Le Pen, beaucoup s'abstiendront", avait affirmé Christine Angot au cours de cette séquence controversée qui a eu un succÚs retentissant sur les réseaux sociaux. "De quel droit vous me condamnez ? De quel droit vous estimez que l'emploi de mon épouse était illégal et qu'il était indécent?" avait répliqué l'ancien Premier ministre et candidat Les Républicains à la présidentielle.
"Moi, agressive ? Ce qui Ă©tait violent Ă©tait la situation que je dĂ©crivais ! Pas moi", estime la romanciĂšre dans LibĂ©ration. "Allez voir les gens quand ils sont devant leur tĂ©lĂ© ! Ecoutez-les ! J?ai juste fait en sorte que ce qu?on prend pour du silence ne soit pas du vide. Alors que lui, Fillon, quand il est poussĂ© vers son vide, il ne dit rien, il renverse la situation. Quand il est accusĂ©, il accuse Hollande. Il rend les costumes, et hop c'est effacĂ©. Alors beaucoup de gens ont l'impression d'ĂȘtre pris pour des imbĂ©ciles. Marine Le Pen s'appuie sur ce sentiment", ajoute Christine Angot.
"C'est mon travail de traduire un sentiment collectif, et je crois que ça a soulagĂ© des gens. Si tu sens que ce que tu dis est lĂ©gitime, il n?y a pas besoin de courage", fait-elle valoir. Admettant que François Fillon a droit Ă la prĂ©somption d'innocence, elle prĂ©cise nĂ©anmoins : "vu la violence que j'ai reçue ce soir-lĂ sur le plateau, non, je ne me suis pas Ă©nervĂ©e. Je n'ai pas dit qu'il Ă©tait malhonnĂȘte, j'ai dit que sa parole l'Ă©tait. On voit, on entend quand ça sonne faux".
AFP

Quand les journalistes ne font pas leur travail, il faut bien qu'il y en ait qui posent les vraies questions qui fĂąchent.