Le procureur de la République de Paris, François Molins, tiendra une conférence de presse samedi à 16H00 (18H00 à La Réunion) au palais de justice, quatre jours aprÚs l'attaque au marteau d'un policier devant Notre-Dame de Paris, a annoncé le parquet.
BlessĂ© par le tir de riposte d'un policier, Farid I. a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dans une salle de l'HĂŽtel-Dieu (AP-HP) dĂ©diĂ©e Ă l'hospitalisation des gardĂ©s Ă vue, oĂč il Ă©tait toujours entendu samedi en fin de matinĂ©e par les enquĂȘteurs. Il devrait ĂȘtre prĂ©sentĂ© prochainement Ă un juge antiterroriste en vue de sa mise en examen, selon une source proche du dossier.
Mardi aprÚs-midi, sur le parvis de la cathédrale, en plein coeur du Paris touristique, cet universitaire algérien de 40 ans, inconnu des services de renseignement, a attaqué par derriÚre avec un marteau une patrouille de trois policiers, blessant légÚrement l'un d'entre eux. Farid I. n'avait pas "donné de signes de sa radicalisation" et toutes les indications confirment la thÚse "d'un acte isolé", avait relevé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, au lendemain de cette nouvelle attaque jihadiste.
Au moment de l'agression, l'assaillant, Ă©galement muni de deux couteaux de cuisine, avait criĂ© "c'est pour la Syrie", en rĂ©fĂ©rence Ă la coalition militaire internationale Ă laquelle participe Paris pour Ă©radiquer le groupe Ătat Islamique dans ce pays et en Irak. Il avait aussi revendiquĂ© ĂȘtre "un soldat du califat", terme utilisĂ© pour dĂ©signer le califat autoproclamĂ© en juin 2014 par l'EI.
Une vidéo d'allégeance à l'organisation jihadiste a aussi été retrouvée lors d?une perquisition dans sa résidence étudiante à Cergy (Val-d?Oise). Les policiers, qui s'interrogent sur son processus de radicalisation, tentent toujours de faire parler un ordinateur qu'il avait avec lui lors de l'attaque, un appareil photo, un téléphone portable, une clé USB et une carte mémoire.
"Les investigations n'ont à ce stade pas montré un quelconque contact entre Farid I. et des membres de la mouvance radicale", a relevé la source proche du dossier, confirmant qu'il n'avait par ailleurs "aucun antécédent psychiatrique".
Loin des profils courants de jihadistes français, souvent lestés d'un lourd casier judiciaire, Farid I. poursuivait une thÚse en sciences de l'information et de la communication à l'université de Lorraine à Metz, aprÚs un parcours universitaire en SuÚde.
AFP
