La mairie de Barcelone et la société américaine Airbnb, engagées dans une longue bataille administrative, ont annoncé mercredi avoir trouvé un accord pour que le site de location d'appartements retire les annonces sans licence dénoncées par les autorités.
La mairie de la deuxiÚme ville d'Espagne, la premiÚre en termes de fréquentation touristique, avait déjà imposé en 2016 une amende de 600.000 euros à Airbnb et Homeaway, contre lesquelles les entreprises ont déposé un recours. Barcelone menaçait d'infliger une nouvelle amende à la plateforme si elle ne retirait pas de son site les appartements ne disposant pas de la licence municipale obligatoire pour les locations de logements touristiques.
Lors d'une réunion mercredi, "Airbnb a proposé (...) un processus simple pour que la mairie puisse nous notifier l'existence de logements touristiques illégaux, que nous retirerons rapidement de la plateforme", a déclaré dans un communiqué Sergio Vinay, responsable des politiques publiques dans l'entreprise. "C'est un point d'inflexion, un changement d'attitude. Pour la premiÚre fois, Airbnb commence à répondre à ce qu'on lui demande depuis le début", a déclaré l'élu municipal en charge du tourisme Agusti Colom.
Selon lui, une nouvelle réunion est prévue la semaine prochaine pour fournir à l'entreprise une liste des premiÚres annonces à retirer, et réfléchir à comment éviter la publication d'annonces non autorisées.
La maire de Barcelone, Ada Colau, ancienne militante du droit au logement, a engagé dÚs son élection en 2015 une guerre contre la saturation touristique de la ville, qui suscite la colÚre de riverains et le renchérissement des loyers. Elle a également intensifié les contrÎles visant les appartements illégaux et interdit l'ouverture de nouveaux logements touristiques dans le centre.
Airbnb a également été engagé dans des batailles juridiques avec des grandes villes comme New York, Paris, Berlin ou Amsterdam.
AFP
