Un commissaire de la brigade anticriminalité de Paris (BAC 75) et son chauffeur ont été les premiers à pénétrer dans le Bataclan, lors de la prise d'otages de vendredi, réussissant à abattre un des jihadistes.
"Ce commissaire de police accompagné de son chauffeur a été un des premiers à rentrer au Bataclan", a expliqué lundi sur France Inter Céline Berthon, secrétaire générale adjointe du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).
"Des personnels tous deux extrĂȘmement expĂ©rimentĂ©s et qui, dans les conditions oĂč ils ont pu, ont fait usage de leur armes et ont touchĂ© un des assaillant, en tuant un", a-t-elle racontĂ©.
"Malheureusement dans l'Ă©tat oĂč ils se trouvaient, primo-intervenants, avec une arme de poing, uniquement munis de leur gilet pare-balle traditionnel, ils ne pouvaient pas rester en s'exposant davantage. Le risque Ă©tait qu'ils soient malheureusement victimes en n'Ă©tant pas plus efficaces", a-t-elle continuĂ©.
"Ils ont dĂ» reculer au moment oĂč les autres terroristes rechargeaient leur kalachnikov pour attendre l'intervention des Ă©quipes spĂ©cialisĂ©es", selon elle.
"Le premier tir a Ă©tĂ© effectuĂ© par un policier de la BAC qui a Ă©tĂ© extrĂȘmement courageux, qui a tirĂ© avec son arme de service et qui a rĂ©ussi Ă tuer un des terroristes qui Ă©tait au rez-de-chaussĂ©e et qui Ă©tait en train de tirer avec sa mitrailleuse sur les otages", a confirmĂ© sur BFMTV le prĂ©fet de police Michel Cadot.
"Du coup, les deux autres se sont réfugiés à l'étage. A ce moment là , la BRI (brigade de recherche et d'intervention) est arrivée, elle a secouru les otages qui étaient au rez-de-chaussé", a-t-il poursuivi.
Le Bataclan a été le site de l'attaque la plus meurtriÚre des attentats du 13 novembre, avec au moins 89 morts.
Céline Berthon a lu un message qu'elle a reçu d'un "des policiers les plus aguerris que nous ayons sur ce territoire" et qui disait: "On n'a pas été confrontés à l'horreur, on s'est tout simplement invité en enfer pendant la nuit. Je pense que cette nuit et cette vision va nous hanter pendant longtemps, des cadavres, du sang, des hurlements, de ceux qui vont mourir et de ceux qu'on va sauver, le regard fou de centaines d'otages qu'on libÚre, on glissait sur le sang et les corps".
"J'ai senti ces hommes qui sont des hommes aguerris (...) trĂšs marquĂ©s. Ils ont Ă©tĂ© magnifiques, magnifiques (...). Je suis extrĂȘmement fiers de pouvoir les diriger et trĂšs Ă©mu de la façon dont ils ont conduit ce combat avec le Raid", a pour sa part dit le prĂ©fet de police.
- © 2015 AFP
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