(Actualisé) Une dose "anormale" de la toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé en décembre à Angers, ont indiqué vendredi les avocats de la famille, sans que le lien à ce stade avec le décès soit établi.
Selon un communiqué des avocats, le nourrisson avait consommé ce lait infantile Guigoz "dans les heures précédant son décès brutal".
"Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort", précisent les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du Courrier de l’Ouest.
Contacté par le Courrier de l’Ouest, le procureur d’Angers, Eric Bouillard, n’a pas souhaité commenter cette information, indiquant que "l’enquête est toujours en cours, des analyses sont toujours en cours".
L’enquête a été ouverte en décembre par le parquet d’Angers pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre au domicile de sa maman, avait indiqué en janvier à l’AFP le procureur Eric Bouillard.
La mère avait contacté les enquêteurs en janvier en évoquant une boîte de lait Guigoz qu’elle avait donnée à son bébé, boîte qui "appartenait aux lots rappelés", selon les précisions de M. Bouillard à l’époque.
L’affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs.
En France, trois décès ont été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations.
Cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d’autrui, en plus de celles en cours sous la direction de parquets locaux.
- Diarrhées et vomissements à surveiller chez les bébés -
Des parents se demandent comment détecter une possible contamination ? Certains symptômes sont à surveiller, mais une épidémie de gastro-entérite, sans lien avec les produits concernés, peut compliquer la détection.
"Il ne faut pas céder à la panique", conseille Jean-Jacques Coiplet. "Il faut rester informé via le site du gouvernement, Rappel Conso qui permet d'avoir les références des laits concernés."
Le directeur de l'ARS, tout comme la préfecture de La Réunion, invitent les personnes ayant acheté des produits issus des lots concernés à ne plus les consommer et à suivre les recommandations indiquées sur les fiches de rappels.
Jean-Jacques Coiplet précise, "si le bébé a consommé le lait et ne présente aucun signe il n'y a pas de soucis car l'apparition des symptômes de vomissement et de diarrhée c'est entre une et 20 heures après".
- Contacter le 15 -
Les symptômes possibles d’une intoxication par la toxine à l’origine des retraits-rappels sont ceux d’une gastro-entérite aiguë.
Chez le nourrisson : vomissements précoces et répétés pouvant être accompagnés d’une diarrhée et d’une fièvre modérée à élevée. Si le bébé présente de symptômes, il est recommandé de consulter un médecin en lui signalant cette consommation.
En cas d’urgence, il convient de contacter le 15.
En cas de symptômes évocateurs graves ayant nécessité une hospitalisation après consommation d’un des lots concernés par les retraits-rappels : les parents sont invités à conserver les boîtes concernées dans un endroit sécurisé et à procéder à un signalement sur signal conso en précisant la marque et le numéro de lot du produit conservé et le motif du signalement.
"Si cela s’avère nécessaire, ces boîtes pourront être récupérées par la Direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) du lieu de leur domicile pour analyse de la poudre de lait", précise à Imaz Press le ministère de la Santé.
En cas de doute, la liste des lots rappelés est disponible sur le site du ministère de la Santé.
www.imazpress.com avec AFP/[email protected]

les producteurs de lait pour bébé qui rajoutent de la merde chinoise en sachant pertinemment que c'est un produit dangereux , sont des assassins mais on n'y touchera pas car Nestlé et Lactalis financent nos politiques et la justice , s'il ya poursuites prendra des années avant de prononcer des non lieux!