Football

Bleues : Baltimore, Malard, Feller, la jeunesse bleue sur le chemin de l'Euro

  • PubliĂ© le 26 octobre 2021 Ă  04:40
  • ActualisĂ© le 26 octobre 2021 Ă  05:44
La Lyonnaise et Néo-internationale Melvine Malard à la Bravida Arena de Goteborg en SuÚde le 5 octobre 2021.

Elles sont nĂ©es au XXIe siĂšcle et incarnent l'avenir offensif d'une Ă©quipe de France en renouvellement: Sandy Baltimore, Melvine Malard, Naomie Feller et Kessya Bussy, championnes d'Europe en jeunes dĂ©sormais rĂ©unies chez les Bleues, poursuivent leur apprentissage mardi (17h00) au Kazakhstan, avant de rĂȘver d'Euro-2022.

Les longues heures d'avion jusqu'Ă  Nur-Sultan, oĂč les Françaises poursuivent leurs qualifications au Mondial-2023 jusqu'ici sans accroc, n'ont pas eu raison de la fraĂźcheur de ces quatre nĂ©o-internationales.

LiĂ©es par leur sacre continental chez les moins de 19 ans dĂ©crochĂ© en 2019 en Ecosse, ces attaquantes partagent un appĂ©tit du but et des dĂ©bordements fulgurants, autant de qualitĂ©s apprĂ©ciĂ©es par Corinne Diacre, sĂ©lectionneuse en quĂȘte de sang neuf Ă  moins de neuf mois de l'Euro en Angleterre.

"Il y avait quatre profils totalement différents, et trÚs complémentaires", se remémore Gilles Eyquem, le sélectionneur du titre en "U19". "Ce potentiel offensif, c'est ce qui faisait notre force. On recherchait des filles solides défensivement pour assurer derriÚre, et on laissait nos attaquantes faire parler leur talent devant", ajoute-t-il pour l'AFP.

- Baltimore-Malard, déjà au top -

La Coupe du monde 2019 en France? Melvine Malard et Sandy Baltimore, trop jeunes, la suivent donc depuis leur TV... Avant d'illuminer quelques jours plus tard l'Euro des moins de 19 ans: quatre réalisations pour la premiÚre, sacrée meilleure buteuse du tournoi, et un but décisif pour la seconde en finale face aux Allemandes (2-1).

Deux ans plus tard, à toutes deux 21 ans et six sélections chez les "grandes", elles ne symbolisent pas que l'avenir des Bleues, mais déjà leur présent.

Baltimore, ailiÚre explosive de petit gabarit (1,56 m) au "pied gauche phénoménal" selon Gilles Eyquem, a grillé les étapes du plus haut niveau en quelques mois au Paris SG, s'adjugeant un trophée de meilleur espoir du Championnat de D1 féminine la saison derniÚre et inscrivant, déjà, deux buts en sélection.

Malard, "joueuse généreuse qui a besoin d'espaces" selon son ancien coach, s'est frayée un chemin dans l'environnement concurrentiel de l'Olympique lyonnais jusqu'à une place de titulaire, à peine plus de cinq ans aprÚs avoir quitté sa Réunion natale.

- Feller-Bussy, connexion rémoise -

Déjà bien installé à Clairefontaine, le duo Baltimore-Malard a retrouvé en octobre deux ex-coéquipiÚres des sélections de jeunes, leurs cadettes d'une année: Kessya Bussy et Naomie Feller.

Joueuses du Stade de Reims en D1, Bussy (20 ans, 2 sĂ©l.) et Feller (19 ans), qui a fĂȘtĂ© vendredi sa premiĂšre cape contre l'Estonie (11-0), Ă©taient du voyage en Ecosse en 2019 et se retrouvent chez les Bleues presque logiquement, quelques mois aprĂšs leurs aĂźnĂ©es.

"Elles avaient du vécu en jeunes, mais la sélection, c'est encore autre chose, c'est un pallier différent, avec un peu plus de rigueur", a prévenu Diacre auprÚs de l'AFP. "Elles arrivent dans un groupe qui fonctionne bien, donc à elles de s'intégrer (...) de s'approprier surtout le projet de jeu".

Sur la pelouse synthétique de l'enceinte couverte de l'Astana Arena, face à la 82e nation mondiale, il y a sans doute quelques minutes à prendre pour ces deux nouveaux visages, amies dans la vie et qui ne manquent pas d'arguments sur la pelouse.

"Kessya, c'est une joueuse qui sera dans l'évitement, dans le dribble, avec une bonne finition. C'est surtout une joueuse capable de courir longtemps, vite et sans fin pendant 90 minutes", expose pour l'AFP Amandine Miquel, son entraßneure en Champagne.

Quant Ă  "Nao" Feller, de retour d'une rupture du ligament croisĂ© antĂ©rieur du genou gauche qui lui a fait manquer toute une saison, "elle aurait Ă©tĂ© titulaire depuis un an chez les Bleues sans sa blessure!" assure la coach rĂ©moise, impressionnĂ©e par "l'exceptionnelle vitesse balle au pied" de cette avant-centre "costaud, forte dans les duels, bonne de la tĂȘte".

Moins exposées que les Parisiennes et les Lyonnaises, ces deux Rémoises (6es en D1) compensent par "des connexions" et "un panel de jeu beaucoup plus complet", né d'oppositions moins déséquilibrées au quotidien, selon leur coach, qui enregistre aussi la convocation de la défenseure Océane Deslandes (21 ans), autre représentante de cette génération montante.

"Quand on se met en danger en jouant pour des équipes de milieu de tableau, cela endurcit", reprend-elle. Place à la confirmation en sélection ?

AFP

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