Cyberharcèlement de Brigitte Macron : les 10 prévenus condamnés à des peines allant jusqu'à huit mois de prison avec sursis

  • Publié le 5 janvier 2026 à 18:43
  • Actualisé le 6 janvier 2026 à 05:18
Brigitte Macron lors d'une cérémonie au ministère de la Culture à Paris le 12 mai 2025

Ce lundi 5 janvier 2026, les dix personnes poursuivies pour cyberharcèlement transphobe à l’encontre de Brigitte Macron après avoir relayé une rumeur visant la femme du président de la République ont été condamnées. Ils écopent de peines d’emprisonnement allant jusqu’à huit mois avec sursis.

Huit prévenus ont été condamnés à des peines de 4 à 8 mois de prison avec sursis en raison d’une "volonté de nuire à la plaignante", dans des "termes malveillants, dégradants et insultants" sur sa "prétendue pédocriminalité", a détaillé le président du tribunal, Thierry Donnard.

La peine de 6 mois de prison ferme a été prononcée contre un des prévenus en raison de son absence à l’audience.

Fin octobre, des peines de prison de trois à 12 mois avec sursis et des amendes allant jusqu’à 8 000 euros avaient été requises contre neuf des 10 cyberharceleurs présumés de Brigitte Macron.

- "Devenir Brigitte" -

Sur son compte X, suspendu depuis, Zoé Sagan, 41 ans, avait qualifié les 24 ans qui séparent les époux Macron de "crime sexuel" et de "pédophilie cautionnée par l'Etat".

Le publicitaire est également connu pour avoir diffusé en 2020 des vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, ancien ministre macroniste contraint de renoncer à se présenter à la mairie de Paris.

Amandine Roy, 51 ans, est à l'origine d'une vidéo virale de quatre heures publiée en 2021, depuis retirée, affirmant que Brigitte Macron n'aurait jamais existé et que son frère Jean-Michel aurait pris son identité après avoir changé de sexe.

Condamnée en première instance pour diffamation en septembre 2024 dans un autre procès, elle a été relaxée en appel le 10 juillet.

La Première dame française, qui s'est pourvue en cassation avec son frère, avait expliqué que cette vidéo réalisée avec Natacha Rey - qui ne comparaît pas à ce procès - avait largement contribué à amplifier la rumeur.

Egalement absent de ce procès pour cyberharcèlement, le journaliste Xavier Poussard, dont le cas a finalement été disjoint car il vit à Milan, est présenté comme l'autre grand instigateur de cette infox mondiale.

Auteur du best-seller "Becoming Brigitte" ("Devenir Brigitte"), il s'est associé à l'influenceuse américaine Candace Owen contre laquelle le couple présidentiel a engagé cet été des poursuites aux Etats-Unis.

La podcasteuse conspirationniste de 36 ans a publié une série de vidéos basée sur le livre de Xavier Poussard dont la viralité a donné un écho mondial à la rumeur transphobe.

Plusieurs prévenus jugés à Paris ont relayé ses publications et notamment une couverture détournée du magazine Time présentant Mme Macron en "homme de l'année".

AFP

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3 Commentaires
Dauphine
Dauphine
1 jour

Si sa avait ètait une personne non connu victime de cyber harcèlement zot t fine envoye dormi à peine y essaye depose plainte . Justice à deux vitesse. Juste parceque c'est la femme du président il y a eut suite et toute ces autres personnes victimes de harcèlement ou de cyberharcelement qu'elle justice pour les defendre. Les vols d'identitès....

Missouk
Missouk
1 jour

Et pour le "sales connes", c'est quel tarif ?

Patrick Comber
Patrick Comber
1 jour

Quel dommage!! La jistisse lé trop faible et impuissante avec cette bande de lâches cachés derrière leur clavier.Elle aurait dû a l'heure où l'on parle du grand danger des réseaux totalement associaux les enfermés pour au moins 1 an...