Déconfinement

Elisabeth Borne envisage la fermeture de stations dans les transports publics

  • PubliĂ© le 4 mai 2020 Ă  12:57
  • ActualisĂ© le 4 mai 2020 Ă  17:56
Sur la ligne 13 du métro à Paris le 23 avril 2020

Des fermetures de stations sont envisagées dans les transports publics afin de réduire les flux de passagers, a annoncé lundi la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne alors que les opérateurs craignent de ne pas pouvoir assurer la distanciation physique.

"Dans chacune des grandes mĂ©tropoles, en particulier en Ile-de-France, diffĂ©rents scĂ©narios sont examinĂ©s avec dans certains cas des hypothĂšses oĂč on limiterait le nombre de stations ouvertes", a dĂ©clarĂ© sur LCI la ministre, Ă©galement en charge des Transports. "Dans certains cas on n'exclut pas de fermer certaines stations, certaines correspondances pour pouvoir s'assurer que le flux d'entrĂ©es dans les transports en commun est bien maĂźtrisĂ©", a-t-elle ajoutĂ©, prĂ©cisant que cela devait ĂȘtre tranchĂ© "rapidement".

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi que le port du masque et le respect des rÚgles de distanciation seront obligatoires dans les transports publics pendant au moins trois semaines aprÚs la fin du confinement le 11 mai. Mais les opérateurs ont prévenu qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer cette distanciation sans une "limitation drastique des flux en amont" à un maximum de 10% à 20% de la capacité des véhicules, dans une lettre commune envoyée jeudi au chef du gouvernement, dont l'AFP a obtenu une copie.

Un espacement obligatoire d'un mĂštre entre passagers "limitera mĂ©caniquement notre capacitĂ© Ă  transporter un nombre de voyageurs suffisant Ă  la reprise Ă©conomique", ont mis en garde les patrons de la RATP, la SNCF, Keolis et Transdev, exprimant leur hostilitĂ© Ă  une telle mesure imposĂ©e au niveau national. Les opĂ©rateurs craignent notamment "en cas de forte affluence, de devoir prendre (...) des dĂ©cisions d'arrĂȘt du service susceptible de gĂ©nĂ©rer des troubles Ă  l'ordre public".

"Il leur revient d'augmenter l'offre de transport le plus possible mais en mĂȘme temps il faut absolument rĂ©duire drastiquement la demande aux heures de pointe", a reconnu lundi Mme Borne, rappelant l'appel aux employeurs Ă  maintenir "le plus possible" leurs salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail et Ă  "Ă©taler les horaires d'arrivĂ©e et de dĂ©part".

"Il faut réduire drastiquement les flux et c'est ce qui rendra possible la distanciation dans les transports", a-t-elle martelé. Ce sera aux entreprises de faire respecter cette distanciation, "avec des renforts de la sécurité civile, des polices municipales et avec le soutien des forces de l'ordre".

Le défaut de port de masque dans les transports sera puni d'une amende de 135 euros. Selon Mme Borne, "il faudra aussi prévoir des contrÎles et des sanctions pour qui ne respecterait pas ces rÚgles" de distanciation.

AFP

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