Les Bleus terminent Ă  la 22e place

Euro d'athlétisme: le docteur Schrub au chevet d'une France malade

  • PubliĂ© le 22 aoĂ»t 2022 Ă  00:14
  • ActualisĂ© le 22 aoĂ»t 2022 Ă  05:11
La joie de Yann Schrub médaillé sur 10.000 m aux Europe de Munich, le 21 août 2022

Le fondeur Yann Schrub, étudiant en 8e année de médecine, a apporté un sourire et une médaille de bronze surprise sur le 10.000 m de l'Euro d'athlétisme de Munich dimanche à une équipe de France en grande difficulté à deux ans des Jeux de Paris.

Avec l'argent du relais 4x100 m hommes (Meba-Mickael Zeze, Pablo Mateo, Ryan Zeze et Jimmy Vicaut), les Bleus terminent cet Euro à la 22e place du classement par pays avec neuf médailles et surtout aucun titre, ce qui n'était plus arrivé depuis 40 ans et l'Euro d'AthÚnes en 1982.

Le maigre total, malgrĂ© l'absence des athlĂštes russes et biĂ©lorusses, est le plus mauvais depuis 2006. Des statistiques accablantes Ă  deux ans des Jeux olympiques de Paris, oĂč les Bleus tenteront d'exister face Ă  une concurrence internationale redoutable, comme ils ont pu le constater aux Mondiaux de Eugene en juillet (une seule mĂ©daille, le titre de Kevin Mayer au dĂ©cathlon).

Dans la fureur d'un stade olympique plein Ă  craquer pour saluer la victoire de la Mannschaft sur le relais 4x100 m fĂ©minin, Munich a terminĂ© en apothĂ©ose un Euro multisports rĂ©ussi, Ă  l'ambiance familiale et bon enfant oĂč les problĂ©matiques sanitaires et sĂ©curitaires ont Ă©tĂ© gĂ©rĂ©es avec discrĂ©tion. PrĂ©sent comme tous les athlĂštes depuis 10 jours Ă  la demande de l'encadrement, Yann Schrub a profitĂ© Ă  fond du spectacle, au triathlon, au VTT, au volley -"je suis sorti tous les jours"- plutĂŽt que de s'enfermer dans sa chambre.

- "Aucun regret" -

Dans l'ombre de son coéquipier et favori Jimmy Gressier, qui a animé les 25 tours de piste mais buté au pied du podium (4e), Schrub a réussi un énorme finish pour décrocher sa premiÚre médaille internationale à 26 ans, malgré un emploi du temps dantesque.

Etudiant en 8e annĂ©e de mĂ©decine Ă  Metz, le talentueux athlĂšte de Sarreguemines ne s'entraĂźne que six fois par semaine, deux fois moins que ses concurrents. "Quand ça a attaquĂ©, je me suis dit +vas-y fonce+. Le but, c'Ă©tait d’avoir aucun regret. J'arrive au finish Ă  avoir cette mĂ©daille de bronze inespĂ©rĂ©e", a-t-il apprĂ©ciĂ©, chapeau en forme de coq sur la tĂȘte, Ă©paules enroulĂ©es dans le drapeau tricolore.

"J'espÚre que dans le dans le futur, ça se passera bien, avec la grosse échéance dans deux ans (Paris-2024). Je m'entraßne souvent le soir. Je m'adapte en fonction de la fatigue. Le but, c'est de ne pas tomber dans le surentraßnement. Mais j'espÚre augmenter ma charge car je pense qu'au niveau mondial ça passera par là", a ajouté celui qui vise, comme tous les Bleus, les Jeux de Paris en 2024.

Mais le chantier, express, s'annonce immense pour espérer briller sur la plus grande scÚne du monde.

AFP

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1 Commentaires
Missouk
Missouk
3 ans

Jamais notre athlétisme n'a été aussi faible. Il serait grand temps qu'on se penche sur la place de ce sport à l'école et dans l'éducation nationale plus généralement!