Mode

Fashion Week homme : on s'emmitoufle!

  • PubliĂ© le 19 janvier 2017 Ă  10:09
Des modÚles des créateurs Christophe Lemaire, lors des défilés de mode masculine le 19 janvier 2017 à Paris

Comment s'emmitoufler avec style en hiver? Avec des écharpes édredons, des pantalons doudounes et des superpositions, répondent les défilés de mode masculine qui ont débuté mercredi à Paris par une météo glaciale.

La capitale française a pris le relais de Milan, avec cinquante shows prévus jusqu'à dimanche, qui donneront le "la" des tendances de l'automne-hiver prochain.

- Balenciaga au bureau -

Pour sa deuxiĂšme collection homme chez Balenciaga, le crĂ©ateur Demna Gvasalia a proposĂ© une variation autour du costume de bureau. Le designer, Ă©galement Ă  la tĂȘte du label branchĂ© Vetement, apporte au vestiaire du businessman sa touche dĂ©calĂ©e et vintage.
Le costume se porte sur une chemise largement ouverte, d'épaisses chaussures de sport ou bottes de motard. Les manteaux droits sont trÚs longs, légÚrement oversize, et ne s'embarrassent pas forcément de pantalon, optant parfois pour des chaussettes montant jusqu'aux cuisses.
La marque s'affiche sans complexes: le logo Balenciaga, mais aussi celui du groupe détenant la marque, Kering, qui s'imprime sur un sweat à capuche, sous les yeux de son PDG François-Henri Pinault, au premier rang du défilé. L'esprit friperie n'est jamais loin: un homme en costume croisé beige allié à une cravate rouge, semble tout droit sorti des années 1970-80.
Les blousons sont courts, serrés au-dessus de la taille, aux épaules marquées. L'homme s'emmitoufle dans des doudounes au dos bombé, noue une épaisse écharpe molletonnée autour du cou, ou superpose sweats et surchemises.

- Facetasm multiple -

Des superpositions également présentes chez la marque japonaise Facetasm, qui défilait aussi au premier jour de la Fashion Week homme.
Chez le crĂ©ateur Hiromichi Ochiai, originaire de Tokyo, la silhouette est oversize, les vĂȘtements s'accumulent pour une allure streetwear colorĂ©e et mĂ©tissĂ©e, "chaotique mais sophistiquĂ©e". Sur l'une des silhouettes fĂ©minines prĂ©sentĂ©es, la nuisette se superpose Ă  une combinaison en doudoune noire.
Ces jeunes urbains, aux cheveux savamment emmĂȘlĂ©s sur le front, ont des marques sur les joues, qui font penser de loin Ă  de l'acnĂ© ou Ă  des traces laissĂ©es par l'oreiller. Ils portent parfois un masque sur la bouche, pour se protĂ©ger de la pollution, ou d'un virus?

- Le romantisme sombre d'Icosae -

Marque française créée en 2014 par les frÚres Valentin et Florentin Glemarec, ùgés de 21 et 22 ans, Icosae faisait ses débuts dans le programme officiel de la Fashion Week.
Sous des néons blafards défilent des hommes aux silhouettes sombres, chaussés de Dr Martens pour une allure punk. Les vestes noires sont ajustées et parsemées d'ornements, de boutons pression et de chiffres, ou du slogan "color my life with the chaos of trouble", tiré de la comédie romantique de 2009 "(500) Days of summer".
Les deux frĂšres, dont l'arriĂšre-grand-pĂšre Ă©tait tailleur en Bretagne, ont Ă©tudiĂ© le dessin et la peinture Ă  l'Ecole du Louvre, et font fabriquer tous leurs vĂȘtements en France.

- Y/Project: streetwear historique -

Pour se couvrir la gorge, le crĂ©ateur belge Glenn Martens, Ă  la tĂȘte de Y/Project, a imaginĂ© une Ă©charpe semblable Ă  celles des supporters de foot, mais Ă  l'effigie de Josephine, NapolĂ©on, Henri VIII...
"Il y a des liens entre certaines figures royales et les pop stars d'aujourd'hui. Henri VIII était le Kanye West de son époque", assure le styliste. Sa collection streetwear, teintée d'influences historiques, prend des formes ondulées, avec des pantalons tire-bouchonnés et des manches de veste qui se tordent en vagues successives.

- Les gants géants de Van Bierendonck -

Chez le Belge Walter Van Beirendonck, connu pour sa mode humoristique et colorĂ©e, on se protĂšge les mains des frimas Ă  l'aide de gants gĂ©ants, qui donnent une allure cocasse Ă  la silhouette. Les hommes portent des collants Ă  imprimĂ©s de plumes, sous des manteaux-capes Ă  la Sherlock Holmes. La tĂȘte se couvre d'un bonnet, d'une capuche ou d'un chapeau, et le visage disparaĂźt derriĂšre un foulard colorĂ© qui ne laisse voir que les yeux.

- Lemaire terrien -

Lemaire, marque des créateurs Christophe Lemaire, ex-HermÚs pour la mode féminine, et Sarah-Linh Tran, propose un vestiaire masculin tout en sobriété, dominé par le noir et les couleurs de terre.
Sous les manteaux de tweed aux coupes amples, les parkas enveloppantes et les vestes d'ouvrier superposées, des pulls rentrés dans les pantalons "feu au plancher", soulignant les souliers.

AFP

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