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Fin de "quarantaine" pour l'incontournable Poutine, souligne la presse

  • PubliĂ© le 29 septembre 2015 Ă  08:52
Le président américain Barack Obama, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et le président russe Vladimir Poutine lors d'un déjeuner à l'Onu le 28 septembre 2015 à New York

La presse française de mardi insiste sur "le retour dans le jeu" diplomatique de la Russie de Vladimir Poutine, qui se pose en acteur incontournable d'une recherche de solution au conflit syrien.


"La quarantaine n'aura pas duré deux ans. Mise au ban de la communauté internationale pour avoir annexé l'Ukraine, la Russie a finalement repris sa place dans la diplomatie mondiale, lundi, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'Onu", relÚve Lucie Robequain dans Les Echos.
Le titre du quotidien économique résume d'ailleurs la pensée de nombreux commentateurs en soulignant que "Poutine exploite l'échec des Américains en Syrie".
Philippe Gélie du Figaro n'est pas surpris "que Vladimir Poutine reprenne la main sur le dossier syrien" car le président russe "possÚde une vision stratégique qui a le mérite de la cohérence". Ce que traduit sa proposition de bùtir une coalition mondiale contre le groupe Etat islamique.
Pour Bernard Stephan dans La Montagne/Centre Presse, "la journée d'hier a confirmé le retour de Vladimir Poutine dans le jeu" et "si on veut éradiquer Daesh, la priorité des nations, il faut organiser au plus vite cette coalition".
"Force est de reconnaßtre que l?effet d?entraßnement est en ce moment clairement généré par Moscou", observe La Nouvelle République du Centre Ouest, sous la plume d'Olivier Pirot.

- 'Personne n'est dupe' -

Certes, "en reprenant l?initiative, la Russie relativise le problĂšme ukrainien", note Laurent Marchand dans Ouest-France.
"Personne n?est dupe bien sûr, mais qui à part la Russie, et l?Iran, peut du jour au lendemain, sans craindre les réactions de son opinion publique, envoyer des dizaines de milliers de combattants sur place et au moins tenter de faire refluer Daesh?? Qui??" demande Pascal Coquis dans Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace, ajoutant: "la vérité est que repousser l?offre de service de Vladimir Poutine d?un revers de main n?est tout simplement pas envisageable".
"Poutine a bien joué", résume Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne.
Il reste cependant un obstacle, le président syrien sur l'avenir duquel Poutine et Barack Obama s'affrontent. "Le devenir (de Bachar al-)Assad reste un point d'achoppement", constate Stéphane Albouy dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, qui résume ainsi le dilemme en Une: "Assad ou Daech: l'heure des choix" pour la communauté internationale.
Le président français "François Hollande, dans le rÎle du moraliste, exclut de passer un pacte avec le diable Assad", remarque un Philippe Gélie (Le Figaro) guÚre convaincu car selon lui, "pour avancer vers une résolution du conflit, il faut se concentrer sur les enjeux majeurs, et Bachar el-Assad n'en est pas un".
Pour Laurent Joffrin de LibĂ©ration, "l?urgence est effectivement Ă  la recherche d?un apaisement en Syrie, qui permette ensuite de rĂ©unir les forces en prĂ©sence contre la menace islamiste. Tout en gardant en tĂȘte que le maintien provisoire d?Assad, serait-il de bonne realpolitik, est une insulte Ă  ses victimes et la dangereuse rĂ©compense d?un cynisme sans limites".


Par Jean-François GUYOT - © 2015 AFP
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