Neuf mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte après les dégradations commises dans la mairie de Fresnes dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars 2026, rapportent plusieurs médias nationaux.
Hall d'accueil de la mairie saccagé, vitrines explosées: le centre-ville de Fresnes (Val-de-Marne), au sud de Paris, a été le théâtre de violentes dégradations vendredi soir, suivies samedi matin par l'installation houleuse du nouveau maire.
Selon l'AFP, qui a pu consulter des images de vidéosurveillance, une dizaine de personnes encagoulées se sont introduites vendredi dernier, vers 22 heures, dans la mairie de Fresnes en brisant la porte d'entrée avec ce qui pourrait s'apparenter à un mortier d'artifice. Une fois à l'intérieur, les individus ont saccagé l'entrée de l'Hôtel de ville, à coup de bâtons et de jets de projectiles.
Au lendemain des faits, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé sur X une "atteinte à notre République" affirmant que "tout est mis en œuvre" pour interpeller les responsables et les traduire en justice.
Ces dégradations sont survenues à la veille du Conseil municipal d’installation de Christophe Carlier (LR), élu officiellement maire de la ville ce samedi 28 mars après sa victoire contre la maire sortante Marie Chavanon (PS).
- "Séance houleuse" -
Malgré ce saccage et la nécessité de se replier dans une autre salle, le conseil municipal a pu se tenir samedi matin pour valider l'investiture du nouveau maire.
Sur X, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré que "tout (était) mis en œuvre" pour "identifier" et "traduire en justice" les auteurs de cette "atteinte à notre République".
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a condamné sur le même réseau social "la violence déchaînée de ces délinquants qui n'acceptent pas la démocratie et les résultats du scrutin". "J'ai proposé au nouveau maire l'aide de la région pour mieux sécuriser son espace public", ajoute-t-elle.
Julien Aubert, vice-président du parti Les Républicains, a apporté sur X "plein de soutien" au nouveau maire LR de Fresnes. "Comment ne pas voir dans cette attaque un aspect politique? Étrange ce pillage".
L'épisode de Fresnes s'inscrit dans un climat parfois rude depuis le second tour, émaillé d'incidents, d'élus bousculés ou insultés.
Des scènes de tension ont été filmées dans plusieurs mairies de banlieue remportées par des candidats LFI ou divers gauche, tandis qu'à Mantes-La-Jolie (Yvelines), le maire battu a expliqué avoir dû être escorté par les forces de l'ordre à l'issue du vote.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Créteil pour dégradations de bien public et confié à la sûreté territoriale du 94.
www.imazpress.com avec l'AFP
