Voici les dernières évolutions économiques mondiales lundi vers 19H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 24e jour.
Le pétrole chute sur la foi des déclarations de Trump
Les cours du pétrole ont fortement chuté lundi, après l'annonce de Donald Trump d'un report des frappes contre les centrales électriques iraniennes et son évocation de "très bonnes" discussions avec l'Iran pour une "cessation totale" des hostilités, en dépit d'un démenti de l'agence iranienne Mehr.
Peu après 18H30 GMT, le prix du Brent de la mer du nord, référence mondiale du brut, était repassé sous la barre des 100 dollars le baril (99,68 dollars, -11,15%).
Son équivalent américain du WTI se repliait dans les mêmes proportions (-10,32%, à 88,09 dollars).
Le marché du pétrole n'a pas pleinement intégré le blocage d'Ormuz, selon Chevron
Les cours du pétrole n'ont pas encore pleinement pris en compte les effets du blocage du détroit d'Ormuz, a estimé lundi le patron de la compagnie pétrolière américaine Chevron, Mike Wirth, lors de la conférence CERAWeek, la plus importante du secteur du pétrole et de l'énergie, qui a débuté lundi à Houston au Texas.
"Le marché se base sur très peu d'informations" concernant la situation au Moyen-Orient, a avancé le dirigeant. "Les prix sur le marché physique et les stocks indiquent un marché plus tendu que les contrats à terme."
"L'Asie, en particulier, fait face à de vraies inquiétudes concernant l'approvisionnement" en pétrole et produits dérivés, a-t-il relevé.
Le patron de TotalEnergies prévoit des prix du gaz "très élevés" si Ormuz reste fermé
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a dit s'attendre à "un prix très élevé pour le gaz naturel liquéfié (GNL)", habituellement transporté par bateau à travers le détroit d'Ormuz, si ce dernier devait rester fermé, "d'ici l'été et septembre, au moment où nous remplissons à nouveau les stockages de gaz en Europe".
Le patron d'Adnoc qualifie de "terrorisme économique" les attaques sur Ormuz
Le patron d'Adnoc, la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis, a qualifié de "terrorisme économique contre tous les pays" le blocage de facto du détroit d'Ormuz, "artère" indispensable à la stabilité des marchés de l'énergie.
"On ne doit laisser aucun pays prendre Ormuz en otage, ni maintenant, ni à l'avenir", a déclaré Sultan Al Jaber lors d'un message vidéo à la conférence CERAWeek.
Washington veut croire au contraire que les perturbations du marché du pétrole sont "temporaires"
Confronté à une très impopulaire hausse des prix à la pompe à quelques mois des élections de mi-mandat, l'exécutif américain, par la voie du ministre de l'Energie, Chris Wright, a assuré que les perturbations étaient "temporaires" à l'ouverture de la CERAWeek.
"Nous traversons actuellement des turbulences à court terme, mais les avantages à long terme seront énormes", a-t-il ensuite assuré lors d'une interview à CNBC, en s'adressant au "peuple américain".
Le dollar affaibli par la volte-face de Trump
Après avoir perdu 1% face à la monnaie britannique, la devise américaine cédait 0,86% à 1,3456 dollar pour une livre vers 18H30 GMT.
Le billet vert cédait aussi 0,52% face à l'euro, à 1,1632 dollar.
Les Bourses européennes ralentissent après le démenti de Téhéran
Les places européennes, qui avaient fortement rebondi lundi après les déclarations de Trump, ont nettement ralenti après le démenti des autorités iraniennes.
La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,79%, Francfort a gagné 1,22% et Milan 0,81%. Londres a même reculé de 0,24%.
De son côté, Wall Street restait en nette hausse vers 18H55 GMT: le Dow Jones gagnait 1,91%, le Nasdaq +1,67% et le S&P 500 +1,65%.
Deux autres navires indiens transportant du GPL passent le détroit d'Ormuz
Deux pétroliers battant pavillon indien et transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont traversé lundi le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère indien des Transports maritimes.
Le Jag Vasant et le Pine Gas, transportant un total de 92.000 tonnes de GPL, devraient atteindre les ports indiens entre le 26 et le 28 mars, a précisé le ministère.
Des compagnies aériennes du Moyen-Orient mettent leurs avions à l'abri en Espagne
Une vingtaine d'avions de compagnies du Moyen-Orient ont été mis à l'abri sur un aéroport espagnol, a annoncé lundi son directeur, tandis que Qatar Airways, l'un des transporteurs les plus affectés par la guerre, a confirmé avoir pris une telle mesure "temporaire".
- © 2026 AFP
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