ÉgalitĂ© hommes-femmes

"Il y aura un avant et un aprĂšs" ce 25 novembre, selon Schiappa

  • PubliĂ© le 25 novembre 2017 Ă  22:26
  • ActualisĂ© le 26 novembre 2017 Ă  06:41
La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes MarlÚne Schiappa, le 25 novembre 2017 à l'Elysée à Paris

Cette journée du 25 novembre constitue "un tournant" pour la cause des femmes en France, selon la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes MarlÚne Schiappa, qui balaie les critiques de féministes sur un manque de moyens.

Question: En quoi le discours d'Emmanuel Macron peut-il faire avancer la cause des femmes en France ? Réponse: "Il y aura un avant et un aprÚs. Trop longtemps, on a toléré des choses, on a laissé les femmes dans le brouillard, l'ambiguïté. J'espÚre que dans une génération, on aura réussi à agir contre les violences sexistes et sexuelles, que les chiffres auront bougé et que la norme sera de ne pas agresser les femmes dans la rue.
Aujourd'hui c'est un tournant car c'est la premiĂšre fois qu'un prĂ©sident de la RĂ©publique fait quelque chose Ă  l'ElysĂ©e un 25 novembre, qu'il lance une grande cause quinquennale pour l'Ă©galitĂ© femmes-hommes et qu'il consacre un discours entier Ă  ce sujet. Personne ne peut plus ignorer l'ampleur des violences vĂ©cues par les femmes, elles en ont parlĂ© pour ĂȘtre Ă©coutĂ©es et qu'on leur rĂ©ponde."

Q: Les associations s'inquiÚtent des moyens alloués. Seront-ils suffisants pour financer la "grande cause" ?
R: "Il y a une augmentation du budget, le prĂ©sident l'a indiquĂ©. On arrive Ă  plus de 400 millions d'euros en politique transversale pour l'annĂ©e 2018 et on atteint 30 millions pour l'annĂ©e sur le programme 137 (dĂ©diĂ© Ă  l'Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes, ndlr). Il faut arrĂȘter et ĂȘtre lucide, toutes les mesures que le prĂ©sident a annoncĂ©es seront financĂ©es en interministĂ©riel: les unitĂ©s de santĂ© dans les hĂŽpitaux, la prise en charge du psychotraumatisme par la sĂ©curitĂ© sociale... C'est une revendication fĂ©ministe de longue date qui va coĂ»ter trĂšs cher. Il y a un budget Ă©norme qui est mis derriĂšre. Je ne vais pas rĂ©pondre aux commentaires des unes et des autres qui voulaient ceci ou cela. Il y a un dĂ©calage incroyable entre les mesures annoncĂ©es et ce qui peut ĂȘtre repris sur les rĂ©seaux sociaux par 20 personnes anti-Macron, qui sont contre le gouvernement."

Q: La création d'un ùge de consentement minimal à un acte sexuel a fait débat récemment aprÚs des décisions judiciaires. Comment interprétez-vous l'engagement du président pour un seuil à 15 ans ?
R: "Ses propos étaient trÚs clairs. Cela sera soumis à un débat parlementaire. Le président tient à la liberté d'appréciation des juges, mais cette liberté se fonde sur des lois qui sont faites par le gouvernement. J'ai toujours dit qu'à titre personnel j'étais pour un seuil de 15 ans. Quand j'interroge les parlementaires, tous ceux qui ont déposé des propositions de loi sur ce sujet sont pour le fixer à 15 ans. Le Haut conseil à l'Egalité recommandait 13 ans il y a plusieurs années, mais le sujet n'était pas encore dans le débat public. C'était une premiÚre pierre."


AFP

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