NĂ© Ă Rome, ancien joueur et ancien entraĂźneur de l'AS Rome, Claudio Ranieri a acceptĂ© vendredi de revenir Ă la tĂȘte du club giallorosso pour tenter d'arracher une qualification pour la Ligue des champions et sauver ainsi une saison plus que bancale.
Eusebio Di Francesco n'a pas résisté à l'élimination par Porto en 8e de finale de Ligue des champions et a été démis de ses fonctions jeudi. Vendredi en début d'aprÚs-midi, la Roma a aussi annoncé le départ de son directeur sportif espagnol Monchi.
Un grand coup de balai, donc, qui laisse la maison giallorossa aux mains de Romains "pur jus", tous nĂ©s dans la capitale italienne, du capitaine Daniele De Rossi Ă l'entraĂźneur Ranieri en passant par la lĂ©gende du club Francesco Totti, dĂ©sormais dirigeant, qui a lui mĂȘme appelĂ© son ancien coach pour le convaincre de venir donner un coup de main.
Sur le compte Twitter de l'AS Rome, c'est d'ailleurs aux cĂŽtĂ©s de Totti et de De Rossi que pose, tout sourire, l'ancien coach de l'Inter Milan, Chelsea, Monaco ou de l'AtlĂ©tico Madrid. "Je suis heureux d'ĂȘtre revenu Ă la maison. Quand la Roma t'appelle, il est impossible de dire non", a rĂ©sumĂ© Ranieri, qui avait dĂ©jĂ occupĂ© le poste entre 2009 et 2011 (avec une deuxiĂšme place en championnat Ă la clĂ©), et qui a aussi trĂšs briĂšvement portĂ© les couleurs du club au dĂ©but de sa carriĂšre de joueur en 1973.
La mission de Ranieri est courte, jusqu'à la fin du mois de juin. Et alors que la Roma est éliminée de la C1 et de la Coupe d'Italie - aprÚs une trÚs lourde défaite 7-1 contre la Fiorentina -, son objectif est simple: gagner au moins une place au classement pour passer de la 5e à l'une des quatre premiÚres, qui envoient en Ligue des champions. "Claudio n'est pas seulement un tifoso de la Roma, né et grandi dans la capitale. C'est aussi l'un des entraßneurs les plus experts du monde du football", a assuré Totti, cité dans le communiqué de son club.
- "Mémoire courte" -
Aujourd'hui ùgé de 67 ans, l'ancien gamin du Testaccio, un quartier populaire du coeur de Rome, a en effet tout connu. Il a entraßné dans cinq pays différents (Italie, Espagne, Angleterre, France et GrÚce), a souvent fini deuxiÚme, ce qui lui a longtemps valu une étiquette de sympathique loser, et a finalement obtenu le plus inattendu des triomphes en remportant le Championnat d'Angleterre en 2016.
La solution romaine suffira peut-ĂȘtre Ă offrir au club giallorosso la qualification pour la Ligue des champions dont ses finances ont absolument besoin.
Mais mĂȘme si Ranieri rĂ©ussissait, cette nouvelle rĂ©volution vient renforcer l'image de club ingĂ©rable qui colle Ă la Roma. Depuis l'arrivĂ©e de l'AmĂ©ricain James Pallotta Ă la tĂȘte du club en 2012, la Roma a en effet dĂ©jĂ consumĂ© sept entraĂźneurs.
"C'est dommage d'avoir la mĂ©moire courte et de se sĂ©parer d'Eusebio Di Francesco", a d'ailleurs dĂ©clarĂ© vendredi Rudi Garcia, lui-mĂȘme Ă©cartĂ© en 2016 aprĂšs avoir fini deux fois deuxiĂšme de Serie A et avoir amenĂ© son club en 8e de finale de C1. "Quand on emmĂšne son Ă©quipe en demi-finale de Ligue des champions, c'est qu'on est un bon coach. A Rome plus qu'ailleurs on a la mĂ©moire courte", a insistĂ© Garcia.
La saison derniÚre, la Roma avait en effet atteint le dernier carré de la Ligue des champions aprÚs un incroyable retournement de situation contre Barcelone (1-4/3-0). Cette soirée d'avril face au Barça restera le grand moment du passage de Di Francesco sur le banc romain. La saison en cours a été beaucoup plus compliquée, l'entraßneur ne trouvant jamais la bonne formule, pas aidé non plus par une invraisemblable avalanche de blessures.
Ranieri a lui 12 matches pour remettre de l'ordre dans "sa" maison. L'opération Ligue des champions commence lundi face à Empoli, au Stadio Olimpico.
- © 2019 AFP
