Le procureur de la RĂ©publique de Strasbourg a annoncĂ© mercredi l'ouverture d'une information judiciaire pour "non-assistance Ă personne en pĂ©ril" dans l'enquĂȘte sur la mort de Naomi Musenga, jeune femme dĂ©cĂ©dĂ©e aprĂšs avoir Ă©tĂ© raillĂ©e par une opĂ©ratrice du Samu en dĂ©cembre.
"Je procéderai dans les prochains jours à l'ouverture d'une information judiciaire du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X", a indiqué le procureur de Strasbourg, Yolande Renzi, dans un communiqué.
Le procureur a ajoutĂ© avoir reçu plusieurs membres de la famille de Naomi Musenga le 10 juillet "afin de leur donner connaissance des conclusions de l'enquĂȘte". Il souligne avoir pu Ă©voquer avec eux "les Ă©lĂ©ments mĂ©dicaux obtenus lesquels expliquent le dĂ©cĂšs de Naomi Musenga comme Ă©tant la consĂ©quence d'une intoxication au paracĂ©tamol absorbĂ© par automĂ©dication sur plusieurs jours".
"La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décÚs", ajoute le procureur.
La mort de Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans, décédée le 29 décembre, dont l'appel de détresse avait été traité avec mépris par une régulatrice du Samu, avait soulevé une vague d'indignation en France.
Un document sonore, relatant les échanges entre la jeune femme et l'opératrice, avait été largement diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux. L'ouverture d'une information judiciaire était l'une des demandes des parents de Naomi Musenga.
AFP
