Trop approximative, sans repÚres ni vécu commun, l'équipe de France olympique de football a été trÚs nettement et trÚs logiquement battue 4-1 par le Mexique jeudi à Tokyo pour son premier match aux JO, qui s'annoncent compliqués pour André-Pierre Gignac et les siens.
On ne savait pas trĂšs bien quoi attendre de cette sĂ©lection française bĂątie en catastrophe, arrivĂ©e au Japon aprĂšs trois petites semaines de travail, pas plus, un seul match amical et sept heures de dĂ©calage horaire, et mĂȘme 14 pour les deux Mexicains Gignac et Florian Thauvin.Le terrain a apportĂ© des rĂ©ponses sans Ă©quivoque et, logiquement, les Bleus ont Ă©normĂ©ment souffert contre une Ă©quipe du Mexique infiniment mieux rodĂ©e et dont la plupart des joueurs ont Ă©voluĂ© ensemble dans toutes les sĂ©lections de jeunes.
Dans les temps forts du Mexique, la France a ainsi parfois ressemblé à une équipe de club en pleine préparation de pré-saison aprÚs un mercato hyper-actif. Et malgré les efforts de Gignac et les responsabilités prises par Téji Savanier, tout a été trop compliqué pour les Bleus, la relance, les transitions défensives et les combinaisons offensives, notamment du cÎté de Thauvin, dans un trÚs mauvais jour.
AprĂšs avoir rĂ©sistĂ© jusqu'Ă la pause, la France a finalement totalement craquĂ© en dĂ©but de deuxiĂšme pĂ©riode. Diego Lainez, la trĂšs talentueuse vedette du Mexique, a d'abord Ă©tourdi Anthony Caci par ses feintes et ses crochets avant de poser le ballon sur la tĂȘte d'Alexis Vega (1-0, 47e).
- Caci en difficulté -
Moins de dix minutes plus tard, une faute d'alignement de Modibo Sagnan, en souffrance toute la partie, a permis Ă Sebastian Cordova de sanctionner Ă nouveau les Ă -peu-prĂšs des Bleus (2-0, 55e). On ne donnait alors pas trĂšs cher de la peau des Français, qui n'arrivaient pas Ă se trouver et ne savaient mĂȘme pas trĂšs bien oĂč se chercher. Mais ils n'ont pas renoncĂ© et en ont Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s d'un penalty obtenu par Randall Kolo Muani, auteur comme le jeune Alexis Beka Beka d'une bonne entrĂ©e.
Gignac, qui avait expliqué mardi avoir toujours marqué contre Guillermo Ochoa, a maintenu la tradition et a ramené les Bleus à 2-1 en battant l'ancien gardien d'Ajaccio (69e). Mais la supériorité mexicaine était évidente et elle a été confirmée par un troisiÚme but signé Uriel Antuna (3-1, 80e), qui a lui aussi martyrisé Caci avant de battre Paul Bernardoni. Puis, dans le temps additionnel, Eduardo Aguirre a encore alourdi la note (4-1, 90+1)
Fort de sa culture olympique, qui lui a valu l'or aux JO-2012, le Mexique Ă©tait sans doute l'adversaire le plus redoutable pour les Bleus. Mais l'Ă©quipe de Sylvain Ripoll a tout de mĂȘme semblĂ© loin du compte et ses prochains rivaux, l'Afrique du Sud dimanche Ă Saitama et surtout le Japon, mercredi Ă Yokohama, sont des obstacles trĂšs sĂ©rieux sur la route des quarts de finale.
AFP




