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JO-2024: premier grand oral pour Paris

  • PubliĂ© le 15 novembre 2016 Ă  13:03
L'équipe de campagne de Paris-2024 présente mardi à Doha, comme ses rivales Los Angeles et Budapest, les points clés de son projet olympique

L'Ă©quipe de campagne de Paris-2024 prĂ©sente mardi Ă  Doha, comme ses rivales Los Angeles et Budapest, les points clĂ©s de son projet olympique, lors du premier des trois rendez-vous du mĂȘme genre prĂ©vus avant l'Ă©lection de septembre 2017.


"C'est le premier grand test", se rĂ©jouit Tony Estanguet, co-prĂ©sident de la candidature française et membre du CIO depuis 2012 avant de plancher devant les ComitĂ©s olympiques nationaux du monde entier. "Je suis pressĂ© d'y ĂȘtre car on y travaille depuis de longs mois. Il va falloir faire comprendre notre concept, notre projet, et construire un rapport de confiance avec les Ă©lecteurs".
Le triple champion olympique sera notamment accompagné du judoka Teddy Riner, de la maire de Paris Anne Hidalgo, du président du CNOSF Denis Masseglia et de l'autre co-président, Bernard Lapasset. Tous se partageront moins de quinze minutes de temps de parole pour tenter de séduire et convaincre l'auditoire.
Parmi le millier de spectateurs réunis pour les entendre dans un grand hÎtel de Doha, à l'occasion de l'assemblée générale des comités nationaux olympiques, les présidents des 206 CNO et ceux des fédérations internationales de sports olympiques, soit environ un tiers de la centaine de membres du CIO qui seront invités à départager les trois candidates, le 13 septembre prochain, à Lima.
- Pas question de tout dire -
Au-delà des mots, prononcés en au moins trois langues - anglais, français, espagnol -, l'équipe parisienne s'appuie sur deux films de présentation technique pour un exposé hyper-calibré, sans question de la salle, contrairement à ce qui est prévu en juillet à Lausanne, puis en septembre à Lima lors des deux derniers oraux.
Un format bien différent, plus ramassé et compact, que celui expérimenté en 2004 et 2005, lors de la campagne pour les JO-2012 remportée sur le fil par Londres.
"La présentation se poursuit par les contacts que l'on pourra avoir en marge des réunions avec les membres du CIO", reprend Bernard Lapasset, ancien président de la Fédération internationale de rugby, connu dans l'institution olympique pour avoir fait entrer son sport au programme des Jeux. "Cette rencontre humaine est capitale".
Paris, qui s'exprimera en dernier selon l'ordre établi par le CIO, va vanter les atouts affichés depuis de longs mois: un parc d'infrastructures existant à 95%, une volonté de réaliser des Jeux respectueux de l'environnement et destinés à laisser un héritage matériel à des territoires comme la Seine-Saint-Denis et immatériel à la société dans son ensemble.
Pas question pour autant de dévoiler toutes ses cartes. Le coup de grùce, la botte secrÚte destinée à emporter l'adhésion n'apparaßtront que dans les derniÚres semaines avant le rendez-vous de Lima. "Présenter un slogan comme le +Inspire a generation+ des Anglais en 2012, ce n'est pas l'objet du voyage à Doha", note Lapasset.
- Los Angeles et l'évidence américaine -
En face, la concurrence est ùpre. Considérée par les observateurs comme co-favori avec Paris, Los Angeles effectue au Qatar sa premiÚre sortie depuis l'élection de Donald Trump, tant redoutée par le maire démocrate de L.A., Eric Garcetti.
Ce dernier, qui mÚnera la délégation à Doha, avait d'ailleurs anticipé en annonçant que son projet se voulait avant tout celui de la Californie.
A ses cÎtés, la sprinteuse Allyson Felix et la nageuse Janet Evans - dix titres olympiques à elles deux - feront la promotion d'une ville qui n'a plus rien à prouver.
HÎte des Jeux en 1984, la métropole californienne s'appuie, comme Paris, sur ses acquis. "Une série de sites prestigieux qui feront de LA-2024 les Jeux les plus économiques et les moins risqués financiÚrement de l'histoire", selon Casey Wasserman, patron de la candidature. Une maniÚre selon lui de se dégager des "impératifs de construction pour se concentrer sur l'expérience de chaque visiteur."
Au-delà du Coliseum, des sites universitaires rénovés, du Staples Center, Los Angeles devrait également insister sur le point qui fait mal à ses rivales: la dépendance économique du CIO à ses partenaires américains, soit cinq top sponsors sur douze, et la toute puissante chaßne NBC capable d'imposer les horaires des finales olympiques.
Budapest jouera quant Ă  elle dans un tout autre registre. InvitĂ©e surprise de la finale Ă  trois, survivante lĂ  oĂč Hambourg, Boston et Rome, pourtant mieux armĂ©es sur le papier, ont jetĂ© l'Ă©ponge, la capitale hongroise va continuer sa stratĂ©gie du profil bas.
"Alternative rĂ©elle aux mĂ©gapoles qui ont accueilli tant d'Ă©ditions des JO", selon son prĂ©sident BalĂĄzs FĂŒrjes, Budapest-2024 veut prendre au mot le CIO qui a votĂ©, fin 2014, un paquet de mesures (l'agenda 2020) destinĂ© notamment Ă  promouvoir des Jeux plus accessibles aux villes moyennes.

- © 2016 AFP
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