La gauche unitaire veut se rendre incontournable pour 2027, et annonce une primaire Ă  l'automne 2026

  • PubliĂ© le 16 novembre 2025 Ă  07:37
La gauche unitaire (sans LFI, les Communistes et Raphaël Glucksmann) réunie à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, le 2 juillet 2025 ( AFP / Thomas SAMSON )

La gauche unitaire, qui dĂ©fend une candidature commune pour la prĂ©sidentielle de 2027, s'est rĂ©unie samedi Ă  Trappes (Yvelines) pour faire la dĂ©monstration d'une union incontournable face Ă  l'extrĂȘme droite, annonçant la tenue d'une primaire pour "l'automne 2026".

Ils avaient fait "le serment", en juillet dernier à Bagneux (Hauts-de-Seine), d'avoir un "candidat commun" pour 2027: le patron du PS Olivier Faure, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les ex-députés LFI Clémentine Autain (L'AprÚs) et François Ruffin (Debout!) ainsi que le coordinateur de Génération.s Benjamin Lucas se sont retrouvés avec l'égérie de l'union de la gauche en 2024, Lucie Castets, pour donner un aspect plus concret à cette promesse jusque là peu visible.

La primaire aura lieu à "l'automne 2026", a annoncé Lucie Castets, précisant que la date et les modalités de ce processus de désignation seront annoncées durant la premiÚre quinzaine de décembre.

"Quand nous allons donner la date, cela va crĂ©er un effet d'entraĂźnement, une dynamique", veut croire Mme Castets, s'appuyant sur une enquĂȘte Elabe pour BFMTV qui affirme que 72% des Ă©lecteurs du Nouveau Front populaire veulent une candidature unique de la gauche.

"C'est la bataille politique la plus difficile qu'on ait jamais eue Ă  mener", assure Marine Tondelier, fer de lance de cette union.

Mais les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, refusent toute particidanpation à ce processus, persuadés de pouvoir s'imposer en incarnant vote utile.

Le PCF n'a pas non plus souhaité à ce stade s'intégrer à cette volonté d'union. Mais "ils ont une culture antifasciste et une tradition d'union", relÚve Clémentine Autain.

Pour l'heure, trois candidats sont dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ©s pour cette primaire: François Ruffin, ClĂ©mentine Autain et Marine Tondelier, qui devrait officiellement ĂȘtre dĂ©signĂ©e par son parti dĂ©but dĂ©cembre.

Interrogé pour savoir s'il serait candidat, Olivier Faure a indiqué que "la décision n'était pas prise".

Reste qu'au sein mĂȘme du PS, certains ne sont pas favorables Ă  cette primaire, et penchent pour soutenir RaphaĂ«l Glucksmann. "On a un mandat tranchĂ© par notre congrĂšs sur cette question d'une candidature commune", rappelle la maire PS de Nantes Johanna Rolland, prĂ©cisant que les militants seront consultĂ©s "aprĂšs les municipales".

"Toux ceux qui (en interne) étaient sceptiques sur le +format Bagneux+ jugent aujourd'hui qu'il est utile. Cette obligation morale va augmenter au fur et à mesure qu'on va avancer vers la présidentielle", insiste Olivier Faure, alors que la capacité du PS à se rallier à un autre candidat que celui issu de ses rangs est aussi mis en doute à l'extérieur. Comme par ce responsable de Place publique qui ne voit pas les socialistes se ranger "derriÚre Tondelier si elle gagne".

-"Jospin 2002" -

Pour cette premiÚre manifestation du "Front populaire 2027", les unitaires ont organisé une convention sur le thÚme de l'éducation, avec notamment des jeunes des quartiers populaires, en dénonçant notamment le séparatisme scolaire. D'autres conventions suivront, pour enrichir une plateforme programmatique, lancée en février prochain.

Mais il reste aussi difficile de pousser la stratégie d'union, quand les différents partenaires ont défendu des positions adverses à l'Assemblée sur le budget.

"La séquence budgétaire ne fédÚre pas", reconnaßt Clémentine Autain, qui a peu apprécié la position de compromis des socialistes vis-à-vis du gouvernement. Mais "ça donne aux électeurs de gauche la possibilité de trancher un profil lié à une ligne politique", ajoute-t-elle.

Cet événement intervient la veille d'un rassemblement d'une autre partie de la gauche, représentant la social-démocratie, dimanche à Pontoise autour de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Raphaël Glucksmann y sera présent. Pas de quoi inquiéter les unitaires. "Il a le droit de vouloir incarner ce qu'il veut, si ça lui convient le mieux", a réagi Olivier Faure. Mais s'il "zappe la primaire, il n'échappera pas à la fragmentation de la gauche. Il aura face à lui Ruffin, Tondelier et Roussel, voire plus", estime un député socialiste: "Ce sera Jospin 2002." 

AFP

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3 Commentaires
Heu
Heu
6 mois

Bis repetita.
Le PS refait alliance avec le diable.
Pas prĂšs de reprendre ma carte.
Lfi est la honte de la gauche.
Je préfÚre ne pas voter que vendre mon ùme au diable.

Nicolas.bourgade
Nicolas.bourgade
6 mois

C'est qui le diable ?

97480
97480
6 mois

Pas besoin de ou.