La prime de Noël sera finalement versée à partir du 16 décembre aux plus de 2,2 millions de foyers éligibles, a confirmé le ministère du Travail à l’AFP, validant une information de Ouest-France. Cette aide exceptionnelle, instaurée en 1998, reste accessible comme chaque année aux bénéficiaires du RSA ainsi qu’aux chômeurs en fin de droits, sans démarche préalable.
Cette reconduction intervient après plusieurs semaines de débats autour du projet de budget 2026. L’exécutif avait envisagé de limiter cette prime aux seuls foyers avec enfants, une orientation vivement contestée à l’Assemblée nationale.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, avait d’ailleurs admis que cette proposition pouvait paraître "un peu agressive", tout en soulignant qu’il n’était "pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale". Finalement rejeté par les parlementaires, le recentrage ne sera pas appliqué, sauf revirement d’ici la fin des discussions budgétaires.
- Un dispositif créé sous Lionel Jospin -
L’an dernier, le montant de la prime de Noël s’établissait à 152 euros pour une personne seule, 228 euros pour un couple sans enfant, 320 euros pour un couple avec deux enfants et 335 euros pour une personne seule avec trois enfants. Si les montants 2025 n’ont pas encore été officialisés, l’annonce du maintien du dispositif dans son périmètre actuel met fin aux incertitudes pour les ménages concernés.
Créée sous le gouvernement Lionel Jospin en réponse à la mobilisation de chômeurs à la fin des années 1990, cette aide saisonnière n’a depuis jamais été interrompue. Elle demeure, à ce stade, un soutien financier ponctuel mais attendu pour les personnes vivant avec les minima sociaux à l’approche des fêtes de fin d’année.
AFP
