Primaire Ă  droite

"La revanche du +collaborateur+" Fillon, selon les éditorialistes

  • PubliĂ© le 21 novembre 2016 Ă  09:28
François Fillon à la sortie de son siÚge de campagne le 20 novembre 2016 à Paris

La large victoire de François Fillon dimanche lors du premier tour de la primaire de la droite, est "la revanche du +collaborateur+" d'un Sarkozy qui va pouvoir prendre, "la retraite à 62 ans", estime lundi la presse.

Sous le titre, "Fillon, la revanche du +collaborateur+", Cécile Cornudet, dans Les Echos, assure qu'il "n'y a pas plus belle revanche pour François Fillon que de la prendre sur celui qui avait transformé leur couple exécutif, en un permanent supplice vexatoire".

Dans La Voix du Nord, Hervé Favre voit également dans ce résultat : "la revanche du collaborateur" sur son "ancien patron qui a livré la campagne de trop".

"L'ex-souffre-douleur de Sarkozy Ă  l'indĂ©fectible loyautĂ©" est dĂ©sormais "le leader tout dĂ©signĂ© de la droite rĂ©publicaine", constate sobrement Philippe Palat, du Midi Libre. "L?homme de province qui fut le +collaborateur+ de l?homme de Neuilly", est le "grand triomphateur", assure Jean-Claude SoulĂ©ry, de La DĂ©pĂȘche du Midi.

"Il fut le second silencieux et loyal d?un homme qui ne lui épargna aucune avanie", rappelle Yves Harté, dans Sud-Ouest. Et il "peut savourer sa revanche, la route pour l?Elysée s?ouvre devant lui", assure Xavier Brouet, du Républicain Lorrain. Par contre, pour Nicolas Sarkozy, c'est "la retraite à 62 ans", s'amuse Alain Aufray dans Libération. Laurent Joffrin, toujours dans Libé, souligne que bien que "courant comme un dératé dans le couloir de droite, Nicolas Sarkozy a eu beau multiplier les provocations verbales, les meetings, rien n'y a fait".

- 'L'aprÚs Hollande a commencé' -

Ce résultat surprenant du premier tour de la primaire de droite, annonce que "l'aprÚs Hollande a commencé", lance pour sa part Guillaume Tabard, du Figaro.

Nicolas Beytout de L'Opinion partage ce point de vue : "le chef de l?Etat" est "l?autre grand perdant de la soirĂ©e". "Quatre millions de Français" ont votĂ© "pour enclencher l'alternance et le priver de celui qu?il croyait ĂȘtre un adversaire Ă  sa portĂ©e, Nicolas Sarkozy".
"La droite a su trouver la solution Ă  l'entĂȘtement de l?ancien prĂ©sident de la RĂ©publique", note Jean Levallois (La Presse de la Manche). "Il reste Ă  la gauche de rĂ©soudre son propre problĂšme avec François Hollande. Ou bien, si c?est impossible, de lui indiquer la sortie plus ou moins fortement.", suggĂšre-t-il.

"Cette primaire constitue une démonstration de force dont François Hollande apparaßt d?ores et déjà en victime collatérale. L?élimination de son adversaire préféré obscurcit un peu plus son horizon et rend plus improbable encore sa candidature", relÚve Xavier Brouet, du Républicain Lorrain.

"La fin du sarkozysme appelle la fin du hollandisme", conclut Jean-Louis Hervois de La Charente Libre.

AFP

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