Cessez-le-feu

La trĂȘve ukrainienne au menu des discussions du G7

  • PubliĂ© le 12 mars 2025 Ă  21:14
  • ActualisĂ© le 13 mars 2025 Ă  05:10
Vue aérienne de Fairmont Le Manoir Richelieu, hÎtel qui reçoit les ministres des Affaires étrangÚres du G7 à  La Malbaie, au Québec, le 12 mars 2025

Les chefs de diplomatie du G7 se rĂ©unissent Ă  partir de mercredi au Canada pour discuter d'un possible cessez-le-feu en Ukraine, au moment oĂč les menaces amĂ©ricaines visant son voisin du nord crĂ©ent un climat tendu.

Les ministres des Affaires Ă©trangĂšres - d'Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis - se rĂ©unissent Ă  Charlevoix, au QuĂ©bec, de mercredi Ă  vendredi pour leur premiĂšre rencontre depuis que le prĂ©sident Donald Trump est revenu au pouvoir en janvier.

Pour Marco Rubio, le secrétaire d'Etat américain, le G7 doit se concentrer sur l'Ukraine qui est "le but de cette réunion".

Avant son arrivĂ©e au Canada, il a expliquĂ© espĂ©rer que le club des grands pays industrialisĂ©s reconnaissent que "les États-Unis ont fait une bonne chose pour le monde" aprĂšs les rĂ©centes discussions en Arabie Saoudite.

L'Ukraine a donné son accord mardi à la proposition américaine d'un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie aprÚs plus de huit heures de discussions mardi à Jeddah.

"Maintenant, nous attendons tous avec impatience la réponse de la Russie", a déclaré Marco Rubio.

Dans ses premiers commentaires sur la proposition, le Kremlin a déclaré qu'il attendait des précisions de la part de Washington.

Au début du mois, cependant, son ministÚre des Affaires étrangÚres avait déclaré qu'un cessez-le-feu temporaire était "inacceptable".

Jusque-là tenus à l'écart des négociations, les pays européens ont salué les avancées. Mais ils ont de nouveau appelé à la mise en place de garanties de sécurité destinées à dissuader la Russie de déclencher un nouvel assaut.

"Un cessez-le-feu doit s'inscrire dans un processus de paix qui aboutisse Ă  un accord durable. La souverainetĂ© de l'Ukraine doit ĂȘtre prĂ©servĂ©e", a insistĂ© le chancelier allemand Olaf Scholz mercredi.

De son cĂŽtĂ©, le ministre italien Antonio Tajani appuiera lors du G7 l'importance de "maintenir l'unitĂ© transatlantique pour parvenir Ă  une paix juste et durable, qui garantisse l'indĂ©pendance et la souverainetĂ© de l'Ukraine et en mĂȘme temps la sĂ©curitĂ© du continent europĂ©en".

- "Personne n'est Ă  l'abri" -

Les discussions pourraient toutefois ĂȘtre parasitĂ©es par les tensions commerciales notamment entre le Canada et les Etats-Unis.
Marco Rubio sera le premier haut responsable de l'administration Trump Ă  fouler le sol canadien alors que le prĂ©sident amĂ©ricain s'est attaquĂ© au pays, assurant qu'il devrait devenir le "51e État" amĂ©ricain et en lui imposant des droits de douane.

Les nombreuses annonces et allers-retours de Donald Trump sur les droits de douane ont semé un vent de panique ces derniers jours sur les marchés.

Marco Rubio a reconnu qu'il ne pourrait pas éviter le sujet des tensions commerciales lors de sa rencontre avec la ministre canadienne des Affaires étrangÚres, Mélanie Joly, jeudi matin.

Mais "notre obligation est d'essayer d'éviter que les choses sur lesquelles nous travaillons ensemble soient affectées négativement par les choses sur lesquelles nous sommes en désaccord en ce moment", a déclaré M. Rubio à la presse.

"Ce n'est pas une réunion sur la façon dont nous allons prendre le contrÎle du Canada", a-t-il ajouté.

Cette question ne sera pas abordée car la souveraineté du Canada n'est "pas négociable", a répliqué Mélanie Joly.

Cette derniĂšre, qui a durci le ton ces derniers jours face aux attaques de Donald Trump, compte aussi avertir les dirigeants europĂ©ens de ne pas ignorer les menaces amĂ©ricaines estimant que le Canada pourrait n'ĂȘtre que le premier de la liste.

Le futur Premier ministre canadien Mark Carney, qui doit prendre la place de Justin Trudeau dans les jours qui viennent, a prévenu que les Américains représentaient un "péril existentiel" pour le Canada.

"Si les États-Unis peuvent faire cela Ă  nous, leur plus proche ami et alliĂ©, alors personne n'est Ă  l'abri", a-t-elle dĂ©clarĂ© aux journalistes Ă  Ottawa avant de se rendre Ă  Charlevoix.

AFP

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