Un premier cas d’intoxication a été confirmé chez un nourrisson français, selon les informations de Radio France. Le bébé a été hospitalisé à Montpellier avec des concentrations de toxine supérieures au seuil de danger.
Dans le cadre de la crise des laits infantiles, un premier cas d’intoxication confirmé chez un nourrisson français a été confirmé, selon les informations de la cellule investigation de Radio France. Les autorités sanitaires françaises avaient décidé de retenir "un seuil de 0,014 μg de céréulide par kilogramme de masse corporelle", mais la concentration de toxine découverte dans les selles du bébé était supérieure à la dose aiguë de référence.
Selon nos confrères, le nourrisson a été hospitalisé du 6 au 7 février dernier au CHU de Montpellier. Le bébé, alors âgé de 24 jours, avait consommé un lait infantile de la marque Gallia Calisma (Danone). C’est ce lait qui était contaminé par la toxine céréulide et visé par un rappel officiel.
Le ministère chargé de la Santé confirme avoir reçu du laboratoire saisi dans le cadre des investigations en cours un premier résultat d’analyse de selles positif à la toxine céréulide. "Ce résultat confirme que l’enfant concerné a été exposé à cette toxine. Cet enfant fait effectivement partie des cas précédemment recensés par les autorités sanitaires et intégrés au suivi national", a confirmé le ministère de la Santé au Parisien.
- Plusieurs enquêtes ouvertes -
Plusieurs enquêtes judiciaires sont en cours en France, notamment à Bordeaux, Angers et Blois, où trois nourrissons sont morts après avoir consommé des lots de poudre contaminés, ainsi qu’à Paris, où le parquet a ouvert plusieurs dossiers, dont certains pour mise en danger de la vie d’autrui.
Contacté par Imaz Press, le ministère de la Santé note que pour toute la France "une cinquantaine de signalements ont été remontés par les ARS (Agences régionales de santé) dont quatorze hospitalisations avec une suspicion de consommation de lots rappelés".
Pour notre île, le ministère nous a indiqué sobrement : que "en vertu du secret médical (il ne pourrrait) pas donner plus d'informations sur les lieux d'hospitalisation."
De leur côté, les fabricants, parmi lesquels figurent des géants européens comme Nestlé, Danone et Lactalis, ont procédé à des rappels dans plus de 60 pays.
L’ONG Foodwatch et plusieurs familles ont intenté une action en justice contre l’État français et les fabricants, accusés d’avoir trop tardé à mener les rappels et informer le public sur le sujet.
- Diarrhées et vomissements à surveiller chez les bébés -
Des parents se demandent comment détecter une possible contamination ? Certains symptômes sont à surveiller, mais une épidémie de gastro-entérite, sans lien avec les produits concernés, peut compliquer la détection.
Le directeur de l'ARS, tout comme la préfecture de La Réunion, invitent les personnes ayant acheté des produits issus des lots concernés à ne plus les consommer et à suivre les recommandations indiquées sur les fiches de rappels.
Les symptômes possibles d’une intoxication par la toxine à l’origine des retraits-rappels sont ceux d’une gastro-entérite aiguë.
Chez le nourrisson : vomissements précoces et répétés pouvant être accompagnés d’une diarrhée et d’une fièvre modérée à élevée. Si le bébé présente de symptômes, il est recommandé de consulter un médecin en lui signalant cette consommation.
En cas d’urgence, il convient de contacter le 15.
En cas de symptômes évocateurs graves ayant nécessité une hospitalisation après consommation d’un des lots concernés par les retraits-rappels : les parents sont invités à conserver les boîtes concernées dans un endroit sécurisé et à procéder à un signalement sur signal conso en précisant la marque et le numéro de lot du produit conservé et le motif du signalement.
"Si cela s’avère nécessaire, ces boîtes pourront être récupérées par la Direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) du lieu de leur domicile pour analyse de la poudre de lait", précise à Imaz Press le ministère de la Santé.
En cas de doute, la liste des lots rappelés est disponible sur le site du ministère de la Santé.
www.imazpress.com/[email protected]

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