Allemagne

Le chef social-démocrate sous pression pour s'allier avec Merkel

  • PubliĂ© le 22 novembre 2017 Ă  14:14
  • ActualisĂ© le 22 novembre 2017 Ă  14:16
Le chef du Parti social-démocrate allemand Martin Schulz, à Berlin le 20 novembre 2017

La pression monte autour du patron des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz pour qu'il accepte une alliance avec Angela Merkel dans un nouveau gouvernement afin de sortir l'Allemagne d'une grave crise politique, rapporte mercredi la presse allemande.


Le patron du SPD, depuis son humiliante défaite aux législatives du 24 septembre, a signifié à maintes reprises son refus de reconduire la coalition sortant avec la CDU de Mme Merkel, préférant une cure d'opposition pour se reconstruire. Mais aprÚs l'échec dimanche des négociations entre la CDU, les Verts et les libéraux pour former un gouvernement, et face à la menace d'élections anticipées, le refus de Martin Schulz est devenu plus controversé.

"Le refus de Schulz de participer Ă  un gouvernement sĂšme le trouble au SPD", titre le quotidien SĂŒddeutsche Zeitung (centre gauche), "le scepticisme pointe au sein du groupe parlementaire et Ă  la direction du parti: avec son refus strict, le chef du SPD est allĂ© trop loin".
Car en cas d'Ă©lections anticipĂ©es, certains Ă©lus craignent d'ĂȘtre punis par les Ă©lecteurs pour avoir prolongĂ© la crise politique. M. Schulz argumente lui que son Ă©chec de septembre aux lĂ©gislatives et le score mĂ©diocre de la CDU dĂ©montrent que les Allemands ne veulent pas d'une nouvelle "grande coalition".

"La résistance à Martin Schulz gagne du terrain au SPD", relÚve ainsi le quotidien populaire Bild, le plus lu d'Allemagne. Selon le journal, une trentaine de députés remettent en question la stratégie de leur patron. Le chef de l'Etat allemand, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier qui veut à tout prix éviter des législatives anticipées, va recevoir M. Schulz jeudi et devrait tenter de le convaincre d'aller négocier avec Mme Merkel.

"Nous sommes dans une nouvelle situation", a insisté Johannes Kahrs, un chef de fil de l'aile droite du SPD, dans le journal régional Passauer Neue Presse, "on ne peut pas dire au président: +vlan, c'est fini+".
M. Steinmeier fait actuellement le tour des partis susceptibles de participer à une coalition sous l'égide de la chanceliÚre au pouvoir depuis douze ans. Claudia Roth, l'une des figures des Verts, a aussi encouragé le chef de l'Etat à "amener le SPD à bouger".

AFP

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