Elle fait feu de tout bois

Le Pen accuse ses adversaires de "taire" le "problĂšme du terrorisme"

  • PubliĂ© le 20 avril 2017 Ă  00:37
Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, le 19 avril 2017 à Marseille

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a accusé mercredi à Marseille pour son dernier meeting avant le premier tour ses adversaires de "taire le problÚme" du "terrorisme islamiste", au lendemain de l'arrestation dans cette ville de deux hommes soupçonnés de préparer un attentat.

Ce "poison de tous les instants", "ce poison terrible du terrorisme islamiste, je le dénonce depuis que j'ai lancé ma campagne, j'en ai parlé seule pendant longtemps dans le désert sans que jamais aucun de mes concurrents n'accepte le débat sur ce sujet", a assuré Mme Le Pen au DÎme de Marseille devant prÚs de 5.000 partisans et plusieurs centaines de siÚges vides.

"Ils ont voulu taire ce problÚme, le refouler, le mettre à distance, comme on cache la poussiÚre sous le tapis", a estimé la présidente du FN.
"Il a fallu que les actes terroristes se multiplient partout en Europe pendant la campagne, qu'elle se réinvite dans l'actualité, pour qu'ils daignent, du bout des lÚvres, contraints et forcés, effleurer les sujets".

"Il a fallu qu'ici Ă  Marseille on arrĂȘte deux forcenĂ©s avant qu'ils commettent leurs odieux crimes", a-t-elle dit, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  l'arrestation de deux hommes soupçonnĂ©s de projeter un attentat, faisant se tenir ce meeting sous un dispositif de sĂ©curitĂ© trĂšs Ă©levĂ©. Elle s'en est prise au "vivier des fichiers S, cette immense armĂ©e de l'ombre qui voudrait nous apprendre Ă  vivre dans la terreur."

"Le silence des autres candidats est sans doute l'enfant de la honte, la honte d'avoir Ă©tĂ© membre, ou mĂȘme d'avoir dirigĂ© des gouvernements qui n'ont rien fait pour faire baisser la menace ou mĂȘme ont créé les conditions du dĂ©veloppement de ce flĂ©au", a encore accusĂ© l'eurodĂ©putĂ©e. Pour elle, "l'Ă©tat d'urgence est un mirage: je vous rappelle qu'Anis Amri, le terroriste de Berlin, a pu jouer au chat Ă  la souris avec toutes les polices d'Europe. A ce niveau-lĂ , c'est plus de l'infiltration, c'est du tourisme" a-t-elle raillĂ©.

Le 19 décembre, le Tunisien Anis Amri a foncé à bord d'un camion sur un marché de Noël de Berlin faisant 12 morts et 48 blessés. Il a été tué quelques jours plus tard lors d'un contrÎle de police à Milan. L'attentat a été revendiqué par l'organisation EI.

AFP

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