Grande-Bretagne

Le projet d'accord de Brexit est "le meilleur pour mon pays", selon Theresa May

  • PubliĂ© le 15 novembre 2018 Ă  22:16
  • ActualisĂ© le 16 novembre 2018 Ă  05:27
La PremiÚre ministre britannique Theresa May donne une conférence de presse à Londres, le 15 novembre 2018

La PremiÚre ministre britannique Theresa May a affirmé que le projet d'accord de Brexit conclu avec l'Union européenne était "le meilleur" possible pour le Royaume-Uni, et qu'elle comptait le mener à bien, lors d'une conférence de presse jeudi à Downing Street.

"Je crois, avec chaque fibre de mon ĂȘtre, que le chemin que j'ai suivi est le meilleur pour mon pays", a dĂ©clarĂ© Mme May, rĂ©pĂ©tant qu'elle agissait dans l'intĂ©rĂȘt national, "pas dans un intĂ©rĂȘt partisan et certainement pas dans mon intĂ©rĂȘt politique". "Est-ce que je vais le mener Ă  bien? Oui", a-t-elle ajoutĂ©, aprĂšs avoir essuyĂ© la dĂ©mission de quatre membres de son gouvernement dans la journĂ©e et une initiative pour organiser un vote de dĂ©fiance de la part de dĂ©putĂ©s de son Parti conservateur, mĂ©contents en particulier de la maniĂšre dont la question de la frontiĂšre irlandaise a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e.

Le projet d'accord prévoit un "filet de sécurité" ("backstop" en anglais), solution de dernier recours prévoyant le maintien de l'ensemble du Royaume-Uni dans une union douaniÚre avec l'UE ainsi qu'un alignement réglementaire plus poussé pour l'Irlande du Nord, si aucun accord sur la future relation entre Bruxelles et Londres n'était conclu à l'issue d'une période de transition de 21 mois prévue aprÚs le Brexit, le 29 mars 2019.

Face au chaos dans son parti, Mme May a soulignĂ© que "diriger consiste Ă  prendre les bonnes dĂ©cisions, pas les dĂ©cisions faciles". "Il n'y a pas d'accord qui pourra ĂȘtre agréé par l'UE sans backstop pour l'Irlande du Nord afin d'empĂȘcher le retour aux frontiĂšres du passĂ©", a-t-elle insistĂ©.

Mme May a par ailleurs exclu l'organisation d'un second référendum sur le Brexit à son initiative. "En ce que me concerne, il n'y aura pas de second référendum", a-t-elle dit, aprÚs avoir plus tÎt, devant les députés britanniques, laissé planer la menace d'un retour en arriÚre sur le Brexit si le parlement n'appuyait pas le projet d'accord de divorce conclu mardi avec l'Union européenne.

AFP

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