Sondages

Le regain de popularité se confirme pour Macron

  • PubliĂ© le 12 dĂ©cembre 2017 Ă  23:27
  • ActualisĂ© le 13 dĂ©cembre 2017 Ă  02:02
Emmanuel Macron, le 12 décembre 2017 à Boulogne-Billancourt

Les sondages de dĂ©cembre confirment un net regain de popularitĂ© d'Emmanuel Macron, qui semble ĂȘtre parvenu Ă  enrayer sa chute quasi continue enregistrĂ©e depuis son entrĂ©e en fonction.


Avec 57% d'opinions positives dans la derniĂšre livraison de l'Ifop mardi, le chef de l'Etat gagne 5 points en un mois et se glisse dans le trio de tĂȘte des personnalitĂ©s dont les Français ont une bonne opinion, derriĂšre Alain JuppĂ© et Nicolas Hulot. Dans son sillage, Edouard Philippe redresse Ă©galement la barre avec 56% (+2) d'opinions favorables.
AprÚs une rentrée difficile qui avait vu le chef de l'Etat chuter d'une dizaine de points dans les sondages, la plupart des instituts le donnent en hausse ces derniÚres semaines.
BVA observe une remontée significative (+4) avec 46% de bonnes opinions dans son dernier baromÚtre diffusé fin novembre et YouGov une hausse de 3 points avec 35% d'opinions favorables début décembre.
Le gain le plus net est enregistré par l'Ifop dans son "tableau de bord" du 6 décembre, avec 6 points de plus pour Emmanuel Macron, qui franchit la barre de 50% de bonnes opinions.
L'institut note que jamais un président de la République tombé dans l'impopularité n'était jusque-là redevenu populaire dans ce baromÚtre, à l'exception des périodes de cohabitation.


- Embellie passagĂšre ou durable ? -


Une embellie qui s'explique selon BVA, par la capacité du chef de l'Etat à "tenir ses engagements". "C'est le pré-requis pour réformer le pays et c'est ce qu'attendent les Français", analyse la directrice de l'institut, Adélaïde Zulfikarpasic. "Le fait qu'il ait tenu bon à la rentrée de septembre, notamment sur la réforme du code du travail, a rassuré les Français sur le fait qu'il fait ce qu'il dit", estime-t-elle.
Si un seul institut, Harris Interactive, a donné Emmanuel Macron en légÚre baisse début décembre (46%, -2), les Français attendant des résultats.
Seuls 23% d'entre eux se disent "satisfaits" de son action depuis son entrĂ©e en fonction, selon une enquĂȘte Ipsos du 6 dĂ©cembre, mais prĂšs d'un sur deux (46%) n'est "ni satisfait, ni insatisfait", ce qui traduit l'attentisme encore trĂšs partagĂ© vis-Ă -vis du chef de l'Etat.
Pour FrĂ©dĂ©ric Dabi, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l'Ifop, Emmanuel Macron "continue d'appuyer sur deux leviers trĂšs forts: la distinction -les Français le voient meilleur et incarnant mieux la fonction que ses prĂ©dĂ©cesseurs- et la transformation, le sentiment que mĂȘme si on ne voit pas de rĂ©sultats, il a une vellĂ©itĂ© rĂ©formatrice pour transformer le pays et on lui laisse du temps".
Le chef de l'Etat profite également des difficultés des anciens partis de gouvernement et progresse à la fois chez les proches des Républicains et chez les sympathisants socialistes.
Edouard Philippe progresse pour sa part ou se maintient dans l'ensemble des rĂ©centes enquĂȘtes. "Il est pour partie dans la roue du prĂ©sident, mais il imprime progressivement son style", note la directrice de BVA.
Embellie passagÚre pour le couple exécutif ou phénomÚne durable? Ce qui était "durable" par le passé, c'était l'impopularité, notent les analystes.
"Est ce que ce regain va se poursuivre ? On lui laisse du temps, mais à un moment il va falloir avoir des résultats", note Frédéric Dabi, qui ne voit pas aujourd'hui "de piÚges probables" pour le chef de l'Etat, "comme on l'avait vu avec le choc fiscal pour François Hollande ou les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy".
Les analystes n'excluent pas en outre "un petit effet Johnny", avec la plupart des personnalitĂ©s Ă  la hausse dans la derniĂšre enquĂȘte de l'Ifop, ce qui traduit une baisse des tensions.

Par Estelle EMONET - © 2017 AFP

guest
0 Commentaires