Nomination d'Ă©vĂȘques

Le Vatican signe un accord préliminaire historique avec la Chine

  • PubliĂ© le 22 septembre 2018 Ă  15:47
  • ActualisĂ© le 22 septembre 2018 Ă  15:56
Des touristes chinois dans une cathédrale de Guangzhou le 22 septembre 2018

Le Saint-SiĂšge a annoncĂ© samedi un accord prĂ©liminaire historique avec le rĂ©gime communiste de PĂ©kin sur la nomination d'Ă©vĂȘques, pomme de discorde depuis des dĂ©cennies entre le Vatican et la Chine.

Cet accord porte uniquement sur la religion et non pas l'établissement de relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-SiÚge, rompues en 1951, deux ans aprÚs l'arrivée au pouvoir des communistes.

Les quelque 12 millions de catholiques chinois -trÚs minoritaires dans ce pays de 1,5 milliard d'habitants- sont déchirés depuis des décennies entre une Eglise "patriotique" contrÎlée par le régime communiste et une Eglise clandestine qui ne reconnaßt que l'autorité du pape.

Les dĂ©tails de l'accord pour Ă©liminer cette distinction devaient ĂȘtre annoncĂ©s en dĂ©but d'aprĂšs-midi.
L'accord préliminaire a été signé samedi à Pékin entre les deux chefs des négociations, Mgr Antoine Camilleri, sous-secrétaire d'Etat auprÚs du Saint-SiÚge et Wang Chao, vice-ministre des Affaires étrangÚres de la République populaire de Chine.
"Il concerne la nomination d'Ă©vĂȘques, une question de grande importance pour la vie de l'Eglise, et il crĂ©e les conditions pour une plus grande collaboration au niveau bilatĂ©ral", a prĂ©cisĂ© le Saint-SiĂšge dans un communiquĂ©.

Les signataires espÚrent que l'accord pourra "favoriser un processus fructueux et tourné vers l'avenir dans le domaine du dialogue institutionnel et contribuer positivement à la vie de l'Eglise catholique en Chine, au bien commun du peuple chinois et à la paix dans le monde".
"Ceci n'est pas la fin d'un processus, c'est le début", a commenté le porte-parole du Vatican, Greg Burke, en évoquant les fruits d'une "écoute patiente de part et d'autre".
"L'objectif de l'accord n'est pas politique mais pastoral, permettant aux fidĂšles d'avoir des Ă©vĂȘques en communion avec Rome mais en mĂȘme temps reconnus par les autoritĂ©s chinoises", a-il insistĂ©.

Le Saint-SiÚge avait relancé depuis plus de trois ans ces interminables négociations entamées dÚs les années 1980.

© 2018 AFP

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