Front populaire

Législatives : la gauche tombe d'accord sur la répartition des circonscriptions

  • Publié le 12 juin 2024 à 17:32
  • Actualisé le 12 juin 2024 à 17:59

La construction du nouveau "Front Populaire" prend forme: les partis de gauche ont trouvé un accord très tard dans la nuit de mardi à mercredi pour se départager la quasi-totalité des 577 circonscriptions en vue des législatives anticipées.

Ce sont, comme en 2022, les Insoumis qui présenteront le plus de candidats, mais le nombre de circonscriptions réservées aux socialistes augmente fortement par rapport à ce que l'accord électoral de la Nupes avait prévu pour eux lors des dernières élections législatives.

La France insoumise aura 229 candidatures, le Parti socialiste 175, les Ecologistes 92 et le Parti communiste français 50, ont indiqué les responsables socialistes Pierre Jouvet et Sébastien Vincini dans un courrier envoyé aux adhérents mercredi matin.

Un peu plus tôt dans la journée, le député LFI Paul Vannier, chargé de cette branche des négociations pour la formation insoumise, avait indiqué à l'AFP qu'un accord avait été trouvé en donnant des chiffres similaires: 230 circonscriptions pour LFI, 170 pour le PS, environ 90 pour les Ecologistes et 50 pour le PCF.

L'accord ne comprend pas les Outre-mer et la Corse, comme en 2022 au moment de la Nupes.

Restera au PS et à Place publique, le petit parti de Raphaël Glucksmann, qui avaient fait alliance pour les européennes, à se répartir entre eux les circonscriptions. Dans la précédente législature, Place publique ne comptait pas de député.

- 2022 ou 2024 ? -

Un vrai débat sur le mode de calcul a opposé les socialistes, qui ont fini premiers aux européennes dimanche dernier, et les Insoumis, qui voulaient toujours surfer sur les 22% de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2022.

"Cet accord acte la progression des socialistes mais n'oublie pas la présidentielle", a expliqué Paul Vannier alors que Raphaël Glucksmann a obtenu aux européennes 13,8% des voix, quatre points devant Manon Aubry et les Insoumis.

"Nous voulions nous baser sur une moyenne des législatives, des présidentielles et des européennes alors que les socialistes voulaient seulement prendre en compte le résultat des européennes", a précisé le député du Val-d'Oise, qui assure que le mouvement de gauche radicale a "fait des efforts".

Au moment de la Nupes, les Insoumis avaient présenté 328 candidats, contre 100 pour EELV, 70 pour le PS et 50 pour le PCF.

"Le principe retenu a été le suivant : principe de préservation des sortants des quatre partis (même si certains cas particuliers continuent de nous poser problème). Pour parvenir à cette répartition, nous avons appliqué la proportionnelle du score de chacun des partis dans le total gauche aux européennes sur le reste des circos non sortantes", écrivent les socialistes Pierre Jouvet et Sébastien Vincini, qui notent par ailleurs que "le PC, le PS et EELV pèsent désormais plus que LFI dans la répartition globale des circonscriptions".

- Les sortants "sanctuarisés" -

"Toutes les circonscriptions des députés sortants sont sanctuarisées", a confirmé Paul Vannier, alors que le cas du LFI Adrien Quatennens par exemple, condamné en décembre 2022 pour violences conjugales, fait débat chez les socialistes et les Ecologistes.

Les négociateurs vont essayer maintenant de déterminer précisément quelle circonscription revient à quelle formation. Ce qui devrait générer quelques tensions supplémentaires.

Alors que les différents chefs de parti se sont réunis mercredi matin pour faire le point au siège du Parti communiste français à Paris, notamment sur le "déploiement de la campagne", des négociations programmatiques sont également en cours depuis mardi entre les différents partis de gauche.

Et celles-là semblent moins avancées.

"Il y a des points monstrueux qui sont bloquants, sur la base de la base, les fondamentaux", s'alarmait mercredi matin un proche de Raphaël Glucksmann, qui prévient: "ils peuvent faire tous les accords de circos, si on n'a pas d'accord sur le fond... il n'y aura pas d'accord".

"Oui les discussions avancent mais on n'y est pas encore. Il reste des vrais points importants sur le fond", indiquait pour sa part à l'AFP la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, qui participe à ces négociations aux côtés du chef des députés socialistes, Boris Vallaud.

De son côté, Paul Vannier dénonce des "provocations" de Place publique.

AFP

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8 Commentaires
JulienD
JulienD
1 mois

@Marie : j’ai bien du mal à vous croire de gauche si vous êtes contre la retraite à 60 ans, la justice fiscale, la justice sociale et la justice environnementalle…

Dom
Dom
1 mois

Fière d'être insoumise
Vos nausées gardez les pour le RN

Eve
Eve
1 mois

Le RN arrive en tête aux élections selon un sondage

Selon notre sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement national est crédité de 31% des intentions de vote au premier tour, devant l'alliance des partis de gauche à 28%.

L'alliance derrière Emmanuel Macron, Renaissance, Modem, Horizons, Agir et UDI arrive en troisième position avec 18% des voix.

Missouk
Missouk
1 mois

en réponse à Marie : A votre place j'aurais plus honte de la position de Ciotti... Que la gauche se retrouve autour des idées sont communes aux diverses sensibilités, c'est quand même une très bonne nouvelle!

HULK
HULK
1 mois

CIOTTI-FAURE : même combat, même traîtrise. Où est GLUCKSMANN? Il avait apporté un petit air de propreté ( relative),mais c'est bien fini. Quelle honte pour la FRANCE cette bande de politicards, de gauche comme de droite. Qu'est-ce qu'ils ne feraient pas pour préserver leurs petits avantages matériels?

Bis et Bis
Bis et Bis
1 mois

Les islamo gauchistes à la recherche d'un plat de lentilles

Afraid
Afraid
1 mois

Tous sauf les Fachos, les Racistes et le Troupeau de Moutons du RN...

Marie
Marie
1 mois

Cette gauche avec les insoumis extrêmes me fait honte et donne des maux de cœur. A bas cette gauche