Pour sauver le plus de siĂšges possibles

Législatives - Les responsables LR veulent "faire bloc" jusqu'au second tour

  • PubliĂ© le 12 juin 2017 Ă  16:33
Les responsables LR, réunis en bureau politique lundi, veulent "faire bloc" jusqu'à dimanche pour sauver le plus de siÚges possibles à l'Assemblée.

Les responsables LR, réunis en bureau politique lundi, veulent "faire bloc" jusqu'à dimanche pour sauver le plus de siÚges possibles à l'Assemblée, tablant sur un maximum de 110 députés et renvoyant à "aprÚs les législatives" leur débat sur la ligne à tenir face au nouveau pouvoir.


"Il faut Ă©viter d'avoir une AssemblĂ©e monolithique", "nous sommes sur un chemin de crĂȘte avec deux versants nord", a affirmĂ© François Baroin, chef de file LR pour les lĂ©gislatives, au cours de ce BP qui a rassemblĂ© au plus une cinquantaine de participants, ont rapportĂ© plusieurs d'entre eux Ă  l'AFP.
M. Baroin devait aller lundi aprÚs-midi soutenir Constance Le Grip, en ballottage défavorable dans les Hauts-de-Seine.
Parmi les présents figuraient, outre M. Baroin, Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, Christian Jacob, Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Luc Chatel, Renaud Muselier, Jean-Pierre Raffarin, Jean Leonetti, Florence Portelli, Nadine Morano ou Rachida Dati.
Parmi les absents figuraient notamment le vice-président de LR Laurent Wauquiez, qui a déjà dit qu'il ne s'exprimerait qu'aprÚs les législatives, Thierry SolÚre, en ballottage favorable dans les Hauts-de-Seine ou Nathalie Kosciusko-Morizet, en ballottage défavorable à Paris.
Le BP estime que le nombre de députés de droite sera compris dans une fourchette de "70 à 110 députés" (y compris les UDI).
"C'est un séisme politique, une situation inédite sous la Ve République", a affirmé M. Accoyer. "La seule priorité jusqu'à dimanche est de soutenir nos candidats", a-t-il ajouté.
Selon lui, "la question fondamentale sur l'attitude à adopter vis-à-vis d'Emmanuel Macron et de la confiance à accorder ou non au Premier ministre sera tranchée aprÚs les législatives".
Mais M. Raffarin, qui se range parmi "les constructifs" prĂȘts Ă  travailler avec le prĂ©sident Macron et a dĂ©cidĂ© de voter la confiance Ă  Edouard Philippe, a tentĂ© de soulever cette question. Une discussion animĂ©e s'en est suivie, avec une majoritĂ© de participants hostiles au vote de confiance.
"On n'est pas dans la sĂ©quence d'aprĂšs", a fait remarquer M. Leonetti. "Je suis prĂȘt Ă  avoir ce clash maintenant", a dit M. Raffarin, en se levant mais sans quitter la salle, les participants s'Ă©tant mis d'accord pour "tout faire pour obtenir le deuxiĂšme groupe Ă  l'AssemblĂ©e nationale".

- © 2017 AFP

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