Législatives

Macron confirme qu'il ne démissionnera pas et affirme qu'il ne veut pas donner les clés du pouvoir au RN

  • Publié le 12 juin 2024 à 17:59
  • Actualisé le 30 juin 2024 à 10:16

Après le coup de tonnerre de la dissolution, Emmanuel Macron dévoile mercredi son plan de bataille afin de tenter d'arracher une "majorité claire" pour le reste du quinquennat et contrer le Rassemblement national, aux portes du pouvoir. Suivez-nous, nous sommes en direct (Photo AFP)

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    Bonne après-midi.

  • "Léon Blum doit se retourner dans sa tombe" dénonce Emmanuel Macron

    Il estime que l'alliance "Front populaire" en cours de constitution entre le PS, le PCF, EELV et LFI est "indécente", disant avoir "une pensée ces 24 dernières heures pour Léon Blum"

    Interrogé sur une éventuelle consigne de vote en cas de duel entre le "Front populaire" et le RN, il demande "comment les électeurs qui ont par exemple suivi monsieur Glucksmann aux élections européennes peuvent-ils soutenir une alliance qui donne 300 circonscriptions à la France insoumise?".

    Il assure que l'alliance de gauche proposerait "par définition" Jean-Luc Mélenchon comme Premier ministre. Pour l'heure, le Front populaire n'a pas communiqué sur cette question.

     

     

  • "Ce qui m'inquiète c'est le nombre de jeunes qui se sont tournés vers l'extrême-droite" confie Emmanuel Macron

    "Il faut aller les chercher" et "apporter des réponses plus fortes et plus crédibles" sur les questions de sécurité, d'égalité, d'écologie et de pouvoir d'achat. "Il faut convaincre la jeunesse, nos axes de travail sont bons pour son avenir".

     

  • "Les extrêmes et les démagogistes augmentent depuis plusieurs années" rappelle Emmanuel Macron

     "Si je pensais que j'avais tout bien fait, je ne serais pas là aujourd'hui. Oui, j'ai une responsabilité" répond-il à une question de l'AFP sur sa responsabilité de la possible arrivée du RN à Matignon. "Pourquoi les extrêmes montent partout ? Parce que dès qu'il y a un fait divers on le monte en épingle" estime-t-il. "S'ajoutent à cela les problèmes de pouvoir d'achat. Si on n'a pas de forme éthique du débat, ce qui triomphe c'est celui qui porte le mieux l'émotion négative."

    "Je n'ai pas l'esprit de défaite. Quand j'écoute le bruit ambiant, c'est l'esprit de défaite" estime Emmanuel Macron. "Si les gens ne mènent pas leurs idées avec clarté, oui les extrêmes prendront le pouvoir" dit-il. Il ne confirme pas la nomination de Jordan Bardella en tant que Premier ministre dans l'éventualité où le RN arriverait en tête aux législatives, malgré une question de l'AFP.

     

  • La réforme constitutionnelle en Nouvelle-Calédonie est suspendue

    "Il est évident qu'il faudra préparer un budget avec des réformes qui permettent des économies" dit Emmanuel Macron. "La responsabilité budgétaire continuera d'être au coeur des questions. Sur l'assurance-chômage, c'est une réforme indispensable" et sera donc appliquée annonce-t-il. "Cette réforme est importante, le gouvernement l'assume, je l'assume."

    "Sur les projets en cours, mon souhait c'est qu'ils puissent être repris si la majorité est confirmée. Le projet fin de vie était attendu, comme celui sur l'agriculture et le congé de naissance. Le projet sur la Nouvelle-Calédonie est suspendu" dit-il.

  • "Il y a une colère qui est là, il fallait l'entendre" dit Emmanuel Macron

    Il réfute cependant tout idée de démissionner. "C'est absurde" balaie-t-il.

  • "Deux-tiers des Français comprennent et veulent cette dissolution" assure Emmanuel Macron à un journaliste de Franceinfo

    "Il m'arrive de regarder les sondages. Depuis dimanche, ils indiquent plutôt que les deux-tiers des Français comprennent et veulent cette dissolution. Je pense que le retour au peuple ne doit jamais être incompréhensible. Ensuite, je l'assume totalement, nous venons là déchirer l'hypocrise qui était à l'oeuvre. Si à l'issue de dimanche soir, avec 50% des Français qui votent aux extrêmes, je n'avais rien fait, qu'auriez-vous dit ?"

    "Tout le monde voyait monter l'eau de l'extrême-droite. J'assume totalement d'avoir lancé un mouvement de clarification. Je veux qu'il y ait un gouvernement qui puisse agir pour répondre à la colère [des Français]" assure-t-il, interrogé sur sa responsabilité sur la possible arrivée du RN à Matignon.

    "Je veux qu'il y ait un gouvernement qui puisse agir pour répondre à [la] colère, [aux] urgences" de la population. "Si les gens ont peur" qu'un Premier ministre d'extrême droite soit nommé à Matignon, "eh bien le sursaut, c'est pour maintenant!"

     

  • Emmanuel Macron affirme que les retraites "seront bien indexées sur l'inflation"

    "Le pouvoir d’achat des retraités, ce n’est pas une variable d’ajustement pour nous" assure-t-il.

    Concernant le travail, Emmanuel Macron estime qu'il "doit mieux payer" en étant "plus ambitieux pour mieux partager en quelque sorte les revenus du travail et de la richesse". Il souhaite élargir les primes Macron, sans charge et sans impôts, aux indépendants et plaide pour "rouvrir le grand sujet du temps partiel subi des emplois rémunérés sous le smic"

     

  • Emmanuel Macron veut huit nouveaux réacteurs nucléaires

    Au sujet de la transition énergétique, Emmanuel Macron réaffirme son ambition de "construire huit nouveaux réacteurs nucléaires, indispensables à cette transition", et renvoit dos à dos l’extrême droite et l’extrême gauche.

    "A l’extrême droite, on nous explique qu’il faut choisir entre l’écologie et l’économie. C’est un renoncement au projet écologique" dit-il. Concernant l'extrême gauche; il critique "sa politique de taxation totalement déraisonnable et sa politique de sortie du nucléaire encore défendue par une majorité de ceux qui aujourd’hui constituent cette alliance qui mèneront à l’affaiblissement là aussi du pays et donc les deux blocs aux extrêmes" estime-t-il.

     

  • Emmanuel Macron aborde les questions de l'immigration et la laïcité

    Face à l’extrême droite qui "répond à l’immigration en ne respectant plus le principe de l’asile" Emmanuel Macron veut "proposer, plus de fermeté, mais dans le cadre de la République et de ses valeurs". Il attaque aussi l’extrême gauche qui propose "une réponse par le communautarisme et le laxisme".

    Sur la laïcité, Emmanuel Macron estime que "la religion ne doit permettre de sortir des lois de la République ou de se placer au-dessus de celle-ci". Un manque de laïcité, "on peut voir qu’il y a ce sentiment que la laïcité n’est parfois pas bien appliquée (…). Nous devons, comme le président Chirac l’avait fait d’ailleurs il y a 20 ans de cela, rouvrir un grand travail apaisé, exigeant, républicain. Ouvrir un grand débat sur la laïcité et prendre des mesures claires sur les sujets qui sont à régler et à trancher."

  • Emmanuel Macron veut "plus de sécurité, plus de fermeté"

    Il dit vouloir "agir pour plus de sécurité, plus de fermeté" en France et appelle à "réduire l'immigration illégale" par l'application des textes de lois déjà votés.

    Il dit vouloir une "reprise en main par l'État" de "la question des mineurs non accompagnés" et promet "plus d'autorité à tous les étages".

     

  • "Nous ne sommes pas parfaits, nous n'avons tout pas bien fait, mais nous avons des résultats" dit Emmanuel Macron

    Il fustige les divergences d'opinion au sein des différentes alliances, sur les questions de l'Ukraine et de la Russie, du Proche-Orient..."Ces alliances sont des bricolages d'appareil, en aucun cas des majorités prêtes à gouverner" dit-il.

    Appelant à un rassemblement des "sociaux démocrates, des radicaux, des écologistes, des démocrates chrétiens, des gaullistes et plus largement, et [des] compatriotes et de responsables politiques qui ne se reconnaissent pas dans la fièvre extrémiste", il vante "le bloc central, progressiste, démocratique et républicain (...) uni et clair dans son rapport à la République, à l’Europe et sur ses priorité"

     

  • "Le retour au peuple souverain est la seule décision républicaine" estime Emmanuel Macron

    "Ce moment est historique. Dimanche j'ai souligné que les legislatives devaient se tenir dans la clarté. Depuis dimanche soir les masques tombent et la bataille des valeurs éclatent au grand jour. Ce que nous avons vu est clair : la droite républicaine, tout du moins celui qui la représente, vient de faire pour la première fois alliance avec l'extrême-droite. La droite donc, tourne le dos en quelques heures à l'héritage du général de Gaulle, de Jacques Chirac et Nicolas Sarkoky" étrille Emmanuel Macron.

    "Le PS s'est allié avec l'extrême-gauche, qui s'est rendue coupable antisémite ces derniers mois. Nous avons des alliances contre-nature qui ne sont d'accords sur rien si ce n'est les postes à se partager."

     

     

  • Après près de 30 minutes de retard, Emmanuel Macron prend la parole

    "L'attitude de certains députés de LFI a créé un désordre à l'Assemblée, inquiétant pour les Français. L'équation parlementaire devenait difficilement tenable, les oppositions voulant voter une motion de censure en octobre" estime-t-il.

    "Les suffrages exprimés ont placé les extrêmes-droites à 40%, et les extrêmes à 50%. Les citoyens ont exprimé leurs inquiétudes sur l'immigration, le pouvoir d'achat, les drames qui ont marqué l'actualité...Dans les villes moyennes et les campagnes ont clairement dit leur difficulté à avoir des services de base. Nous ne pouvons rester indifférent ou sourd" déclare Emmanuel Macron.

    "Cela imposait une dissolution."

  • Bonjour à tous, bienvenue dans ce direct

    Nous suivrons dans un instant la prise de parole d'Emannuel Macron, suivez-nous

     

À propos

Le président, qui avait promis de revenir très vite devant les Français après sa décision surprise dimanche de dissoudre l'Assemblée nationale au soir d'européennes catastrophiques pour son camp, donne une conférence de presse à 11H00 (13 heures, heure Réunion) au Pavillon Cambon Capucines à Paris.

"J'y vais pour gagner", a-t-il martelé dans Le Figaro Magazine, disant vouloir "tendre la main à tous ceux qui sont prêts à venir gouverner" avec lui et excluant toute démission quelle qu'en soit l'issue du scrutin.

A 18 jours du premier tour, le 30 juin, les grandes manoeuvres ont déjà commencé avec le ralliement du chef des Républicains Eric Ciotti au Rassemblement national et la décision des forces de gauche de s'unir au sein d'un "Front républicain".

A LR, le psychodrame ouvert par l'annonce de M. Ciotti doit se poursuivre mercredi, avec la convocation par la N.2 du parti Annie Genevard d'un bureau exécutif exceptionnel, suivi d'une conférence de presse.

Le président du RN Jordan Bardella, qui deviendra Premier ministre si son parti rafle la mise au soir du deuxième tour le 7 juillet, et la figure de proue du parti Marine Le Pen entendent bien surfer sur leur victoire historique dimanche avec 31,37% des voix pour réussir l'union des droites.

Emmanuel Macron espère de son côté rallier les LR qui rejettent cette union, de même que les sociaux-démocrates réfractaires à toute alliance avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon.

- "Main tendue" -

Quelle part Emmanuel Macron prendra-t-il dans  la campagne ? Quels pas est-il prêt à faire vers les LR et le centre-gauche ? Et si le RN arrivait à Matignon ? Autant de questions qui l'attendent mercredi matin.

En attendant, le Premier ministre Gabriel Attal, discret depuis l'annonce de la dissolution, a annoncé mardi soir sur TF1 qu'il allait "mener la campagne" du camp présidentiel.

Plusieurs cadres de la majorité souhaitaient qu'il soit en pointe dans la campagne plutôt qu'Emmanuel Macron dont l'impopularité a déjà été lourdement sanctionnée aux Européennes.

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, président d'Horizons, a aussi jugé "pas complètement sain" que le président s'implique trop, pointant au passage la "colère" suscitée dans l'opinion par la dissolution et le "risque considérable de voir le RN accéder au pouvoir".

En franchissant le Rubicon d'une alliance avec l'extrême droite, le patron des Républicains a déclenché un torrent d'indignation bien au-delà de son camp. "Eric Ciotti signe les accords de Munich et enfonce dans le déshonneur la famille gaulliste", a ainsi réagi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

- Plus forts désunis -

A l'inverse, Marine Le Pen a salué "le choix courageux" et "le sens des responsabilités" du président des Républicains, et espéré "qu'un nombre conséquent de cadres LR le suivent".

Le projet d'alliance avec Reconquête d'Eric Zemmour a en revanche fait long feu. Le RN "refuse le principe même d'un accord" avec Reconquête pour ne pas être "associé" à Eric Zemmour, a déploré Marion Maréchal, par ailleurs nièce de Marine Le Pen.

Les quatre principaux partis de gauche (LFI, PS, Ecologistes, PCF), ainsi que le mouvement Place publique de Raphaël Glucksmann et Générations, appellent à "des candidatures uniques dès le premier tour".

Mais le choix d'un chef de file reste en suspens.

Le cas Mélenchon, accusé notamment d'ambiguïtés sur la question de l'antisémitisme, crispe une partie de la gauche.

En attendant, le RN, poursuivant sur sa dynamique, engrange 35% d'intentions de vote au premier tour des législatives, soit plus qu'aux européennes (31,37%), selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio présenté mardi.

La gauche est créditée de son côté d'un meilleur score si elle part en ordre dispersé (32%) qu'unie(25%). La majorité présidentielle ferait en revanche mieux face à une gauche unie (18%) que divisée (16%).

AFP

 

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6 Commentaires
Missouk
Missouk
1 mois

Qu'on le laisse causer, il ne maîtrise plus rien !

Léon Blum
Léon Blum
1 mois

Léon Blum un Homme d'Etat.

Macron ? Pffff

Dom
Dom
1 mois

Macron dis toi bien qu'à la copie , nous préfèrerons l'original
Tais toi !

HULK
HULK
1 mois

Mais il est vraiment bête cet homme. Et tous ceux qui sont venus avec lui pour les postes, il en fait quoi? Les DARMANIN,LE MAIRE et combien d'autres. Les gens ne se laissent plus avoir. J'ai un peu écouté sa conférence de presse. Il est complètement déconnecté de la réalité,s^r de lui, satisfait : tout va bien.C'est surréaliste.

Luc Briand
Luc Briand
1 mois

Nous savons bien quel homme politique il est. L’utilisation du 49.3 était un signe avant coureur de cette usage dissolu du pouvoir.
‘Gouverner avec lui’, nous savons bien qu’il gouverne seul. Quant au lexique militaire, il n’assumera peut-être jamais dans sa chair ce qu’il dit. Bientôt nous serons débarrassés de ce petit Napoléon, et par une gauche unie et purgée des Cahuzac. 🤣

Luc Briand
Luc Briand
1 mois

Mélange des genres. Soit il s’exprime en tant que président, soit comme candidat. La constitution réglemente strictement cela. Imaz Press ne devrait pas relayer ces titres venu de l’AFP ou quelque officine prétendant faire du journalisme neutre et en vérité des annonces déroutantes pour le public (Bonjour, vous avez raison Luc, nous avons modifié notre surtitre. Merci pour votre remarque. Bonne journée - Modérateur)