J-12 avant l'ouverture

Les Jeux de Paris auront "une gueule folle" promet Estanguet

  • PubliĂ© le 13 juillet 2024 Ă  17:02
  • ActualisĂ© le 13 juillet 2024 Ă  17:10
Tony Estanguet le 11 juillet 2024 Ă  Paris

À deux semaines de la cĂ©rĂ©monie d'ouverture et avant l'arrivĂ©e dimanche Ă  Paris du relais de la flamme, le patron du comitĂ© d'organisation Tony Estanguet promet que les Jeux olympiques auront "une gueule folle", dans un entretien Ă  l'AFP.

MĂȘme si, concĂšde-t-il, les organisateurs n'ont "pas choisi la facilitĂ©" avec la Seine pour accueillir la cĂ©rĂ©monie d'ouverture et les Ă©preuves de natation en eau libre et de triathlon.

QUESTION: Êtes-vous soulagĂ© que la pĂ©riode Ă©lectorale française soit terminĂ©e?

REPONSE: "Il y a forcément un soulagement que cette étape soit derriÚre nous. C'était une étape importante pour ce pays, qu'on a complÚtement respectée. Comme d'ailleurs on a respecté toutes ces étapes démocratiques depuis 2015. La bonne nouvelle, c'est qu'on n'a pas pris de retard, on n'a pas été impacté par la tenue de cette élection."

Q: MĂȘme si on ne sait pas encore exactement avec quel gouvernement s'ouvriront les JO?

R: "Il y a un truc que j'ai compris dans mon job et que j'ai appris ces derniĂšres annĂ©es, c'est de rester Ă  ma place. Ce n'est pas moi qui nomme le gouvernement. J'ai dĂ©jĂ  eu des situations oĂč j'ai dĂ» m'adapter. J'ai confiance dans le fait que l'État accompagne et continue d'accompagner ce projet jusqu'au bout. C'est sĂ»r que de temps en temps, un peu de facilitĂ© ne fait pas de mal."

Q: La flamme arrive Ă  Paris dimanche, qu'en attendez-vous?

R: "J'ai Ă©tĂ© Ă  chaque fois plutĂŽt impressionnĂ© de voir Ă  quel point ce symbole parle aux gens. Ils sont Ă©mus de voir passer la flamme Ă  cĂŽtĂ© de chez eux, d'assister Ă  cette fĂȘte. Le succĂšs du relais avec 5 millions de Français sur les bords des routes depuis le 8 mai, c'est aussi la rĂ©sultante d'une volontĂ© d'ouvrir ces Jeux. Quand la flamme va arriver Ă  Paris, ça va ĂȘtre un moment important parce que c'est vraiment le dĂ©but de la derniĂšre ligne droite. Elle arrive sur les Champs-ÉlysĂ©es, le jour de la fĂȘte nationale. On espĂšre qu'il y aura du monde."

Q: Vous ĂȘtes surpris de l'engouement?

R: "C'est vrai qu'on Ă©tait pas du tout sĂ»r d'ĂȘtre capables de tenir sur 80 jours un vrai engouement populaire. On est ravis du bilan jusqu'Ă  prĂ©sent, c'est exactement les objectifs qu'on s'Ă©tait fixĂ©s. L'arrivĂ©e du Belem Ă  Marseille, des centaines de milliers de personnes prĂ©sentes (...) Ça a Ă©tĂ© un dĂ©clic, y compris pour moi."

Q: Vous avez quand mĂȘme fait un pari mĂ©tĂ©o avec la Seine pour accueillir la cĂ©rĂ©monie d'ouverture et plusieurs Ă©preuves...

R: "Oui, il y a une part d'audace, de créativité qu'on veut mettre à l'honneur. On s'est autorisé à faire des choses jamais faites. D'ailleurs, depuis le 1er juillet, chaque jour, la qualité de l'eau de la Seine est bonne (elle a été mauvaise une partie du mois de juin du fait des fortes pluies, ndlr).

Le risque zĂ©ro n'existe pas, mais on reste trĂšs sereins dans notre capacitĂ© Ă  livrer notre plan de Jeux et Ă  avoir des compĂ©titions dans la Seine. On ne le fait pas que pour les trois jours de compĂ©tition mais aussi pour des raisons environnementales. On n'a pas choisi la facilitĂ©. Je retiens de mes expĂ©riences passĂ©es qu'on ne fait rien d'extraordinaire dans la facilitĂ©. Ça fait 100 ans qu'on n'a pas vĂ©cu ça dans notre pays. On va vivre un moment prĂ©cieux, inĂ©dit, et je pense que ça va avoir une gueule folle! Organiser une cĂ©rĂ©monie sur la Seine, ce n'est pas plus simple que de la faire dans un stade (...) mais ça a plus de gueule."

Q: Il devrait y avoir moins d'une vingtaine de sportifs russes Ă  Paris. C'est trĂšs peu.

R : "C'est la conséquence de décisions et de sanctions trÚs sévÚres qui ont été prises par les fédérations internationales et le CIO puis le comité paralympique international, il n'y a pas vraiment de surprise. Il y avait la volonté de réduire au maximum (la participation russe en la limitant) aux athlÚtes qui n'étaient pas du tout impliqués dans le régime. On accueillera ces athlÚtes-là comme il faut et ils seront les bienvenus ici à Paris."

Q: Rumeur d'annulation, instrumentalisation du phénomÚne des punaises de lits. les JO sont confrontés à la désinformation. Comment contrer ce phénomÚne?

R: "On sait qu'il y a des gens qui ne sont pas forcément bienveillants et qui ont envie de perturber la réussite de ces Jeux. Il y a déjà eu plusieurs tentatives de faire passer des +fake news+. On appelle à la prudence à chaque fois, on demande aux gens de relativiser les informations, de les vérifier, de ne pas les relayer tout de suite, surtout quand c'est un peu gros. Le risque existe et il faudra rester calme, prudent. Moi j'en profite pour redire aux gens: méfiez-vous de toutes les informations qui vont circuler pendant les Jeux."


AFP

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1 Commentaires
HULK
HULK
2 ans

Faut demander çà à la CGT.