Relations internationales

Liban : Paris salue une "dĂ©tente"

  • PubliĂ© le 13 novembre 2017 Ă  23:07
  • ActualisĂ© le 14 novembre 2017 Ă  00:10
Capture d'écran de Saad Hariri lors d'une interview retransmise par la chaine Future TV à partir de Ryad, le 12 novembre 2017

La France a salué lundi une "certaine détente" aprÚs l'annonce par le Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri qu'il rentrerait prochainement au Liban, tout en avertissant qu'elle engagerait d'autres "initatives" en lien avec l'Onu si la crise libanaise n'est pas rapidement débloquée.


"Il y a une certaine dĂ©tente depuis l'intervention tĂ©lĂ©visĂ©e dimanche soir de Saad Hariri", a relevĂ© la prĂ©sidence française. Saad Hariri a alors assurĂ© qu'il allait rentrer "trĂšs bientĂŽt" dans son pays, assurant ĂȘtre "libre" en Arabie saoudite oĂč il se trouve depuis sa dĂ©mission surprise le 4 novembre, et a une nouvelle fois appelĂ© l'Iran Ă  ne pas s'ingĂ©rer dans les affaires du Liban et des pays arabes.

"Nous restons trÚs vigilants. Nous allons voir ce qu'il va vraiment se passer dans les jours qui viennent et continuerons à prendre les initiatives auxquelles nous pensons pour un avenir proche, notamment en lien avec le secrétaire général des Nations Unies", a ajouté la présidence française. Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu dimanche par téléphone de ces "initiatives" avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Gutteres et les deux dirigeants ont convenu de faire le point mercredi en marge de la COP23 sur le climat à Bonn.

"Ces initiatives dĂ©pendront de l'Ă©volution (de la crise), les choses bougent beaucoup", a-t-on ajoutĂ© de mĂȘme source, sans plus de prĂ©cisions, tout en relevant qu'une dĂ©marche au Conseil de sĂ©curitĂ© de l'ONU n'Ă©tait "pas pour l'instant articulĂ©e". MM. Macron et Gutteres ont "envisagĂ© les initiatives qu'il fallait prendre pour Ă  la fois rassurer les Libanais, assurer la stabilitĂ© au Liban et prĂ©server le Liban de ces environnements rĂ©gionaux qui pourraient ĂȘtre dĂ©stabilisants", a indiquĂ© la prĂ©sidence française.
Emmanuel Macron recevra par ailleurs mardi le ministre libanais des Affaires étrangÚres Gebran Bassil, sur "proposition" du président libanais Michel Aoun. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian se rendra quant à lui jeudi à Ryad.

La condition d'une sortie de crise passe par un retour de Saad Hariri au Liban, a insistĂ© Paris. Il faut qu'il puisse "remettre sa dĂ©mission au chef de l'État, s'il veut effectivement dĂ©missionner, Ă  moins qu'il ait changĂ© d'avis entretemps", a soulignĂ© l'ÉlysĂ©e. La France est contre "toutes les ingĂ©rences" dans la crise libanaise, a poursuivi la prĂ©sidence, en relevant qu'elle ne venaient "pas seulement d'un pays".

Dimanche, le prĂ©sident libanais Michel Aoun a estimĂ© que "la libertĂ© de M. Hariri a Ă©tĂ© restreinte" en Arabie saoudite au moment oĂč l'ensemble de la classe politique libanaise s'interroge sur la libertĂ© de mouvement du chef du gouvernement.

AFP

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