Le SCO d'Angers ne décolÚre pas aprÚs le penalty sifflé en fin de match et qui lui a coûté vendredi soir la défaite face au Paris Saint-Germain (2-1), lançant une nouvelle polémique contre l'utilisation de l'arbitrage vidéo.
"Rien contre le PSG, rien contre la VAR en elle-mĂȘme", prĂ©cise samedi le club angevin sur son compte Twitter, mais bien "contre son utilisation hasardeuse gĂ©nĂ©ratrice de frustration et d'iniquitĂ©". "Nous n'avons pas l'habitude de rĂąler. Nous demandons simplement de la cohĂ©rence, de la justice, du respect", Ă©crit le SCO au-dessus d'une reproduction de la une de L'Equipe assurant que "Paris VAR mieux" grĂące Ă ce penalty, transformĂ© par Kylian MbappĂ© Ă quelques minutes de la fin du match.
Vendredi soir au Parc des Princes, les Angevins avaient déjà exprimé leur "colÚre" et leur "incompréhension" par la voix de leur entraßneur Gérald Baticle.
"J'ai toujours dit que je ne pleurerais pas sur les décisions d'arbitre, mais c'est plus fort que moi", a expliqué le technicien angevin.
- "Ăa commence Ă me fatiguer" -
"Favorable Ă la VAR, qui corrige 80% des erreurs", Baticle ne contestait pas la main sifflĂ©e contre Pierrick Capelle et vue a posteriori Ă la VAR, mais une faute "deux secondes avant" de Mauro Icardi sur Romain Thomas. Sur cette action, le dĂ©fenseur se retrouve en effet au sol, mais il a peut-ĂȘtre tirĂ© le premier la manche de l'attaquant argentin. "Il y a faute au dĂ©part de l'action d'Icardi. Il me tire sur le bras, je tombe", a assurĂ© l'arriĂšre central angevin.
"La VAR, ça commence Ă me fatiguer cette histoire", a pestĂ© Romain Thomas: "On met des millions dans un truc, on ne sait mĂȘme pas l'utiliser". Cet incident s'ajoute Ă la litanie des contestations contre des choix des arbitres sur la foi de la VAR, cinq jours aprĂšs le but vainqueur de MbappĂ© avec l'Ă©quipe de France, contre l'Espagne (2-1), pour remporter la Ligue des nations.
Les vaincus, sauf le sélectionneur Luis Enrique, ont beaucoup critiqué la décision de confirmer le but. Mbappé est en position de hors-jeu au moment de recevoir la balle, mais absous par une rÚgle sur l'intervention du défenseur qui le remet en jeu en touchant le ballon lors de sa tentative d'interception.
- "La VAR était là ?" -
En Ligue 1, les derniÚres semaines ont aussi été riches en récriminations contre la VAR. A Lyon, l'entraßneur Peter Bosz n'a pas admis un penalty pour le PSG, qui l'a battu (2-1), assurant que c'était Neymar qui avait commis une faute sur Malo Gusto et non l'inverse. "Je comprends que l'arbitre puisse ne pas voir ça, mais la VAR qui a toutes les images? C'est une erreur", a commenté le technicien néerlandais.
Une semaine plus tard Bosz a pesté à nouveau contre l'exclusion d'Emerson au quart d'heure de jeu contre Lorient (1-1). "J'ai vu un carton rouge que je ne comprends pas. La VAR était là ? Cela fait trois quatre fois contre nous et j'espÚre que cela va s'équilibrer au fil de la saison", a-t-il lancé.
Son président, Jean-Michel Aulas, a également réagi aprÚs Lorient. "Cela fait beaucoup d'erreurs d'interprétation. On se demande ce que fait la VAR", a tonné "JMA".
En C3 l'Olympique de Marseille s'est aussi étonné que la VAR annule un penalty sifflé en sa faveur contre Galatasaray (0-0) Lens a contesté l'exclusion de Kevin Danso contre Strasbourg (défaite 1-0) et l'entraßneur de Metz, Frédéric Antonetti, a réclamé aprÚs une défaite contre le PSG (2-1) "un penalty flagrant sur Matar Sarr. Si la VAR ne voit pas ça, elle ne sert à rien..."
Les polémiques sur l'arbitrage vidéo ont la vie dure...
AFP


