Ouf! L'Olympique de Marseille a sorti la tĂȘte de l'eau en battant Bordeaux (1-0) en supĂ©rioritĂ© numĂ©rique et dans un stade vide, mardi, mais a encore du travail pour se rassurer.
Avec cette deuxiÚme victoire seulement en treize matches, l'OM remonte à la 7e place, encore trÚs loin du podium, distant de neuf longueurs, aprÚs avoir mis à jour son calendrier avec ce match en retard de la 18e journée de Ligue 1.
Mais inutile de parler Ligue des champions. Pour l'heure, la meilleure nouvelle de la soirée est le premier but en professionnel de Boubacar Kamara (42), assorti d'un match solide en défense centrale.
A 19 ans, le "Minot" offre un peu de soleil dans la grisaille, un sourire dans un huis clos désespérant. Le Vélodrome est sanctionné pour le jet de pétard du match contre Lille.
L'autre bonne nouvelle est pour Rudi Garcia. Suspendu, l'entraßneur en difficulté a vu ses joueurs prendre sa défense en gagnant enfin un match.
Mais que ce fut dur... L'OM a joué à onze contre dix pendant plus d'une heure, aprÚs l'exclusion de Samuel Kalu pour un tacle inconsidéré sur Lucas Ocampos (25).
Lors de son autre victoire de sa série de treize matches, contre Caen (1-0), l'OM avait aussi fini à onze contre dix.
Costil a retardé l'échéance
L'OM a rĂ©ussi une belle premiĂšre pĂ©riode, oĂč BenoĂźt Costil a longtemps retardĂ© l'Ă©chĂ©ance par ses arrĂȘts. Mais la seconde pĂ©riode a Ă©tĂ© poussive.
Garcia était privé de nombreux cadres, Dimitri Payet, Adil Rami, Luiz Gustavo (blessés ou malades) mais aussi Florian Thauvin et Kevin Strootman (suspendus) ainsi que Mario Balotelli, non qualifié.
Le coach avait choisi une charniÚre de 20 ans et demi de moyenne d'ùge avec Boubacar Kamara et Duje Caleta-Car. Rudi Garcia s'est privé de l'expérimenté Rolando, trop en difficulté sur les derniers matches.
Caleta-Car a été rassurant, hormis une relance effrayante (82).
Le plus actif a Ă©tĂ© Lucas Ocampos, mais comme souvent sa maladresse a gĂąchĂ© ses efforts. Il a perdu un tĂȘte Ă tĂȘte avec Costil (7) et a tirĂ© beaucoup de cartouches dans les tribunes vides (6, 10), Ă cĂŽtĂ© (86), ou bien a Ă©tĂ© contrĂ© sur une volĂ©e (53).
Mais l'Argentin a aussi obtenu, involontairement, le rouge de Kalu et a donné l'exemple de la grinta.
En supĂ©rioritĂ© numĂ©rique, l'OM a appuyĂ©, mais Costil Ă©tait toujours lĂ , pour claquer une tĂȘte puissante d'Hiroki Sakai, de retour de la Coupe d'Asie (31), une frappe de Germain (38) ou un coup franc de Duje Caleta-Car (42).
Bordeaux insipide
Mais le gardien bordelais ne pouvait quand mĂȘme pas tout arrĂȘter. Il a fini par s'incliner sur un corner, dĂ©viĂ© par Germain et repris d'une tĂȘte plongeante par Kamara.
Ce but fera du bien Ă ValĂšre Germain, dont la dĂ©viation de la tĂȘte est devenue passe dĂ©cisive pour "Bouba". Mais son manque de confiance Ă©tait criant, il a mille fois remisĂ© le ballon en retrait comme s'il lui brĂ»lait les pieds.
Dans le rÎle du meneur de jeu, Morgan Sanson a peiné, à l'image de ses frappes dévissées (31, 39).
L'arbitrage vidéo est venu refuser logiquement un but à Bouna Sarr, hors-jeu, privant Germain d'une seconde passe décisive (90+3). Ce micro-évÚnement a rappelé que l'OM avait la scoumoune avec la VAR, décidément.
L'OM a aussi profitĂ© d'un Bordeaux vraiment insipide, mĂȘme Ă onze, mais s'est pourtant fait peur sur une frappe de François Kamano (56) dĂ©viĂ©e sur la barre par Steve Mandanda puis sur un ultime assaut de Nicolas De PrĂ©ville, bloquĂ© par le gardien marseillais (90+3).
Mandanda, capitaine pour la premiÚre fois sous Garcia, était là quand il le fallait, c'est la troisiÚme bonne nouvelle. Enfin une éclaircie pour l'OM.
AFP


