Ligue des champions : le PSG tout en maĂźtrise prend l'avantage sur Liverpool

  • PubliĂ© le 9 avril 2026 Ă  01:09
  • ActualisĂ© le 9 avril 2026 Ă  05:57
Florian Wirtz (G) de Liverpool voit filer Désiré Doué (C) du Paris SG lors de la victoire 2 à 0 des Parisiens, en quart de finale aller de Ligue des champions, le 8 avril 2026 au Parc des Princes

Le Paris SG a fait preuve d'une maĂźtrise impressionnante pour dominer Liverpool (2-0) mercredi au Parc des Princes en quart de finale aller de Ligue des champions, et a pris une option pour les demi-finales avant d'aller Ă  Anfield.

La qualification n'est pas acquise, d'autant que les "Reds" seront revanchards mardi dans leur antre aprÚs leur élimination aux tirs aux buts contre le PSG la saison derniÚre en huitiÚmes de finale.

Mais la physionomie du match de mercredi laisse penser que Paris a toutes les cartes en main pour assurer l'essentiel. Car l'équipe entraßnée par Luis Enrique a concassé des Liverpuldiens réduits la plupart du temps à courir aprÚs le ballon et tenter, parfois, une percée en contre-attaque.

Les circuits de passe parisiens ont été si précis et inspirés qu'ils ont donné le tournis aux hommes d'Arne Slot, qui sur leurs quelques occasions de relance ont souvent paniqué, en voyant l'adversaire le plus proche fondre sur lui.

A part une petite alerte physique pour Nuno Mendes, coupable par ailleurs de quelques maladresses, les Parisiens ont rappelé par leurs courses, leurs dribbles et leurs passes le niveau produit lors du printemps 2025, qui avait mené au titre continental.

Le but de Désiré Doué, qui aprÚs avoir dribblé s'est mis dans le sens du but avant de profiter, sur sa frappe, d'une déviation par Ryan Gravencherch (11e), était un peu chanceux mais aussi d'une logique implacable au vu du rapport de force.

Et il s'en est fallu de peu pour que l'homme du match lors de la finale 2025 n'enfonce lui-mĂȘme le clou, servi par Nuno Mendes avant de buter sur Giorgi Mamardashvili, remplaçant d'Alisson Becker blessĂ©.

- Euphorie et dépits -

Une ressortie de balle supersonique du PSG, à base de louches et de contrÎles de la poitrine, a failli aussi déboucher sur un 2-0, mais Ousmane Dembélé a frappé trop mollement, provoquant une déception prodigieuse du public (42e). Un dépit plus grand encore sur sa frappe partie dans les étoiles (53e), alors que le Ballon d'Or était servi parfaitement aux six mÚtres. Dembélé touchera enfin le poteau, juste avant de sortir (87e).

Le Parc des Princes a néanmoins vécu l'une de ses plus belles soirées, euphorique de retrouver l'équipe qu'il a tant aimée la saison derniÚre, aprÚs quelques mois de mauvaise passe.

D'autant que Liverpool a prouvé aprÚs la pause qu'il était capable de beaucoup mieux que sa piteuse défaite de samedi contre Manchester City (4-0) en quart de finale de la Coupe d'Angleterre, montant en intensité dans les duels et au milieu de terrain.

Mais le meilleur milieu de terrain était celui du PSG, comme l'a encore prouvé une passe laser de Joao Neves, qui a cassé plusieurs lignes pour trouver Khvicha Kvaratskhelia en profondeur. Le Géorgien, déjà auteur de trois buts en huitiÚmes de finale, a joué avec la défense et le portier des Reds pour faire le break (2-0, 65e).

- Ne pas regretter -

Dans la foulée Paris pensait éteindre tout suspense en vue du retour à l'issue d'une nouvelle action de grande classe, avec des relais multiples à toute vitesse avant que Warren Zaïre-Emery se retrouve en position idéale pour tirer (70e). Mais le tacle d'Ibrahima Konaté, d'abord sanctionné d'un pénalty, s'est à l'assistance vidéo révélé exceptionnel de justesse. Le PSG ne devra pas non plus regretter, à l'issue de la double confrontation, un autre raté de Nuno Mendes, qui n'avait qu'à convertir à bout portant une nouvelle démonstration collective mais a préféré manquer son contrÎle (90e).

A l'autre bout du terrain, la dĂ©fense parisienne a empĂȘchĂ© toute action des Reds de prospĂ©rer, malgrĂ© un Hugo Ekitike trĂšs volontaire pour son retour dans son ancien club, mais souvent chassĂ© de prĂšs par Willian Pacho, redevenu impĂ©rial. Et Nuno Mendes n'a cette fois-ci pas eu Ă  gĂ©rer Mohamed Salah, laissĂ© sur le banc durant toute la rencontre, pour ce qui a ressemblĂ© au crĂ©puscule du Pharaon.

AFP

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