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Ligue des Champions: Ronaldo! Ronaldo!! Ronaldo!!!

  • PubliĂ© le 13 mars 2019 Ă  02:26
  • ActualisĂ© le 13 mars 2019 Ă  05:58
L'attaquant de la Juventus Cristiano Ronaldo auteur d'un triplé lors de la victoire 3-0 sur l'Atlético Madrid le 12 mars 2019

Quel gĂ©ant! PortĂ©e par un extraordinaire Cristiano Ronaldo, auteur d'un triplĂ©, la Juventus Turin a renversĂ© l'AtlĂ©tico de Madrid et sa dĂ©fense d'acier (3-0) pour se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des Champions et poursuivre son rĂȘve de titre.

La Juventus elle aussi voulait sa "remontada", ou sa "rimonta" comme on dit en italien. Barcelone avait rĂ©ussi, contre le Paris SG, et encore Manchester United cette annĂ©e contre le club parisien. MĂȘme l'AS Rome la saison derniĂšre y est parvenue face au Barça. Pourquoi pas la Juve, passĂ©e tout prĂšs l'an dernier en quarts de finale (0-3; 3-1) contre le Real Madrid de... Ronaldo?

Là voilà la botte secrÚte, l'arme fatale. Médiocre au match aller, perdu 2-0, le Portugais a livré mardi dans un Juventus Stadium en éruption une prestation de légende.
Sous le maillot merengue, l'Atlético lui avait souvent réussi, avec 22 buts en 31 matches. Et la Ligue des Champions est son épreuve, celle qu'il a remportée cinq fois et dans laquelle il a désormais inscrit 124 buts.

En 2016 contre Wolfsburg, il avait d'ailleurs déjà réussi un exploit identique, un triplé en quarts de finale retour (3-0) aprÚs un revers 2-0 à l'aller.
Mais ça n'était "que" Wolfsburg. Pas l'Atlético Madrid, sa défense comme un mur infranchissable, ses deux champions du monde Griezmann et Lemar et son maßtre-motivateur et tacticien Diego Simeone.

Mais tout cela n'a pas rĂ©sistĂ© Ă  la fureur du quintuple Ballon d'Or portugais qui, en 90 minutes, a rappelĂ© pourquoi le club turinois avait lĂąchĂ© plus de 100 millions d'euros l'Ă©tĂ© dernier et en dĂ©pense encore 31 millions par saison en salaire pour aller le chercher au Real. PoussĂ©e par un public bien dĂ©cidĂ© Ă  vivre une soirĂ©e de lĂ©gende, l'Ă©quipe de Massimiliano Allegri a d'abord bien fait tout ce qu'elle n'avait mĂȘme pas essayĂ© de faire au match aller: presser, jouer haut et rester lucide pour dĂ©terminer le difficile dosage entre les risques Ă  prendre et ceux Ă  Ă©viter. Car un but encaissĂ©, et tout Ă©tait fini.

- Balle de match -

Pendant 20 bonnes minutes, le jeu s'est donc dĂ©roulĂ© tout entier dans la moitiĂ© de terrain madrilĂšne. Mais la Juventus s'y heurtait Ă  un axe surchargĂ© quand elle choisissait le jeu au sol et, quand elle passait par les ailes, aux machines Ă  renvoyer les ballons de la tĂȘte installĂ©es dans la surface d'Oblak.
L'Atlético alors acceptait la souffrance sans broncher, ne s'offrant que quelques rares mais longues séquences de possession, sans autre objectif évident que de faire passer le temps.

Curieusement, c'est quand la Juve a semblé avoir besoin de souffler un peu qu'elle a trouvé l'ouverture. Bernardeschi, préféré à Dybala, a réussi un excellent centre de la gauche et Ronaldo, arrivé lancé, a pris le meilleur sur Juanfran (1-0, 27e).

Peu aprĂšs la pause, CR7 a ensuite remis les deux Ă©quipes Ă  Ă©galitĂ©, encore de la tĂȘte, en "dunkant" au-dessus de Godin, un expert du jeu aĂ©rien, pourtant (2-0, 48e).
La suite a été une affaire d'équilibristes, entre ceux qui voulaient tout emporter, comme Chiellini, déchaßné, et ceux qui se souvenaient que le danger était encore bien présent.

Mais c'est le public turinois qui a décidé pour les joueurs, en les poussant de plus en plus fort. Le trÚs jeune Kean a d'abord manqué une premiÚre balle de match, en ratant son duel face à Oblak (82e).

Puis Bernardeschi est parti dans un raid superbe, conclu par une poussette de Correa dans son dos et dans la surface.
PĂ©nalty et deuxiĂšme balle de match pour la Juventus. Ronaldo ne pouvait pas la rater (3-0, 86e). L'AtlĂ©tico, qui n'a pas cadrĂ© un tir, est Ă©liminĂ©. La Juve, elle, a Ronaldo, qui lui permet tous les rĂȘves.

AFP

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