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Ligue des nations : l'Espagne fait chuter l'Italie et file en finale

  • PubliĂ© le 7 octobre 2021 Ă  01:03
  • ActualisĂ© le 7 octobre 2021 Ă  05:12
Les Italiens Lorenzo Insigne, Nicolo Barella et Federico Bernardeschi, lors de la demi-finale de la Ligue des nations contre l'Espagne, le 6 octobre 2021 au Stade San Siro Ă  Milan

Bonucci expulsé, Donnarumma hué, San Siro insuffisant.. L'Italie, aprÚs trois ans sans défaite, a été brutalement ramenée sur terre mercredi à Milan par une audacieuse Espagne (2-1), qui jouera la finale de la Ligue des nations contre la France ou la Belgique.

En prenant sa revanche aprÚs la cruelle élimination aux tirs au but à Wembley en demi-finale de l'Euro, il y a trois mois, la Roja met fin à 37 matches sans défaite des champions d'Europe, le record pour une sélection nationale. Un doublé de Ferran Torres (17e, 45e+2) et l'exclusion du capitaine Leonardo Bonucci (42e) ont assommé l'Italie avant la pause. Un but un peu inespéré de Lorenzo Pellegrini (83e), aprÚs un rush de Federico Chiesa, a malgré tout rallumé le volcan San Siro sur les derniÚres minutes.

Privé de nombreux titulaires de l'Euro, le sélectionneur espagnol Luis Enrique est allé chercher la finale avec son audace: il a osé lancer d'entrée le tout jeune milieu du FC Barcelone Gavi, devenu le plus jeune joueur à porter le maillot de l'Espagne à 17 ans. L'ailier de Villarreal Yéremi Pino, 18 ans, a aussi eu droit à sa premiÚre sélection en seconde période.

Bien encadré par les expérimentés Sergio Busquets et Koke, Gavi a affiché un sacré sang froid, pour orienter le jeu comme pour répondre d'égal à égal à Marco Verratti, qui a tenté en vain de lui faire perdre ses moyens. C'est finalement le capitaine azzurro Leonardo Bonucci qui a perdu ses nerfs: son carton jaune pour contestation (30e) a pesé lourd douze minutes plus tard quand il en a reçu un second pour un coup de coude aérien.

- Donnarumma sifflé et fébrile -

L'Espagne a pris le large dans la foulĂ©e, plombant l'ambiance Ă  San Siro, ce stade oĂč la Nazionale a vĂ©cu l'un des pires moments de son histoire, privĂ©e du Mondial-2018 en barrages de qualification contre la SuĂšde (0-0) en novembre 2017. Jouer Ă  domicile, devant 37.000 spectateurs (maximum possible, avec une capacitĂ© toujours limitĂ©e Ă  50% en Italie), n'aura donc pas suffi.

L'ex-Milanais Gianluigi Donnarumma aurait d'ailleurs prĂ©fĂ©rĂ© ĂȘtre bien loin de San Siro, pour Ă©chapper aux sifflets qui lui sont tombĂ©s dessus de la part de tifosi rossoneri n'ayant pas pardonnĂ© son dĂ©part cet Ă©tĂ© pour le Paris SG.

Le héros des "nuits magiques" de l'Euro a essayé de ne pas réagir mais il a affiché au début une fébrilité inhabituelle, en relùchant un ballon a priori facile sur son poteau (19e), sauvé du but-gag par Bonucci. "Gigio" n'a en revanche rien à se reprocher sur les buts espagnols: Ferran Torres a signé deux reprises parfaites, au ras du poteau, sur des centres millimétrés de Mikel Oyarzabal.

son avant-centre, Ciro Immobile, blessĂ©, l'Italie a quand mĂȘme tentĂ© mais n'a pas su concrĂ©tiser ses belles occasions Ă  onze contre onze.
Federico Bernardeschi, titularisé dans un poste de "faux neuf", a vu son tir dévié sur le poteau par Unai Simon (34e), et Lorenzo Insigne a manqué la cible en position idéale (35e).

A dix contre onze, Mancini n'a eu d'autre choix que de stabiliser la défense avec Giorgio Chiellini et d'attaquer à deux, insuffisant malgré les entrées en jeu de Moise Kean et Pellegrini, auteur du but de l'espoir.

L'Italie et Jorginho ne gagneront pas d'autre trophĂ©e en 2021. Mais Donnarumma ne sera pas mĂ©content d'aller jouer dimanche Ă  Turin, oĂč aura lieu la "petite finale" contre le battu de France-Belgique jeudi soir.

AFP

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