Macron en visite d'État en Espagne pour "rehausser" les relations

  • PubliĂ© le 29 septembre 2026 Ă  02:32
  • ActualisĂ© le 29 septembre 2026 Ă  05:00
Le président français Emmanuel Macron accueille le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à son arrivée au palais de l'Elysée, à Paris, le 27 mars 2025

Emmanuel Macron est attendu mardi à Madrid pour une visite d'Etat de deux jours en Espagne visant pour lui à souligner de grandes "convergences" entre les deux pays en matiÚre européenne.

Le président français et son épouse Brigitte Macron seront accueillis à la mi-journée par le roi Felipe VI et la reine Letizia au palais royal, avant un déjeuner au palais de la Zarzuela, leur résidence madrilÚne.

Emmanuel Macron échangera ensuite dans l'aprÚs-midi avec des étudiants à l'Université Complutense au sujet de la protection de "nos démocraties et notre jeunesse à l'heure des réseaux sociaux", a expliqué la présidence à des journalistes.

Ce thÚme est l'une des derniÚres batailles du chef de l'Etat, qui espÚre, avant de quitter le pouvoir en mai, interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, malgré les obstacles juridiques, un objectif partagé par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, pour les moins de 16 ans.

Cette journée par ailleurs trÚs protocolaire s'achÚvera avec un dßner de gala au palais royal.

Mercredi, l'Ă©conomie, la politique et la diplomatie s'inviteront plus franchement dans cette premiĂšre visite d'État d'un prĂ©sident français depuis celle de Nicolas Sarkozy en 2009.

Emmanuel Macron et le roi Felipe VI doivent ouvrir dans la matinée un forum économique franco-espagnol, en présence de nombreux chefs d'entreprise.

Le président s'entretiendra ensuite avec Pedro Sanchez au palais de la Moncloa à la mi-journée, avant une conférence de presse commune.

- Forte "proximité" -

ArrivĂ©s au pouvoir au mĂȘme moment entre 2017 et 2018, le centriste Macron et le socialiste Sanchez n'ont jamais affichĂ© une grande intimitĂ©, malgrĂ© un positionnement pro-europĂ©en similaire.

Ils se sont rĂ©cemment retrouvĂ©s sur la reconnaissance d'un Etat de Palestine et leur opposition Ă  la guerre menĂ©e par les Etats-Unis et IsraĂ«l contre l'Iran, mĂȘme si la gauche française reproche au prĂ©sident de ne pas ĂȘtre aussi ferme que le dirigeant espagnol.

Il n'empĂȘche, entre les deux pays voisins sĂ©parĂ©s par les PyrĂ©nĂ©es il existe une forte "proximitĂ©" et les "convergences sont fortes, en particulier sur notre agenda europĂ©en" en faveur d'une plus grande souverainetĂ© continentale, fait-on valoir au palais prĂ©sidentiel de l'ElysĂ©e.

Il s'agit donc par cette visite de "rehausser" et "marquer politiquement" ce qui "est de l'ordre de l'évidence", ajoute-t-on.

L'Espagne et la France ont signé en 2023 à Barcelone un traité d'amitié censé, déjà, "rehausser" les relations bilatérales, comme Paris l'a fait avec ses autres voisins, l'Allemagne et l'Italie. Madrid a signé des accords semblables avec le Portugal et le Maroc.

Mais cÎté espagnol, la ratification parlementaire était bloquée par l'opposition de droite. La justice espagnole a estimé la semaine derniÚre que la disposition contestée était bien constitutionnelle.

"Notre souhait est que cette ratification puisse aller à son terme", a dit la présidence française, saluant ces récents "signaux" positifs.

En Espagne, Pedro Sanchez, rattrapé ces derniers jours par la crise du logement que traverse le pays, est affaibli par des affaires judiciaires qui visent notamment son épouse, et a été secoué cet été par la crise de Ceuta, qui a vu l'afflux massif de migrants dans l'enclave espagnole en Afrique du Nord.

La France avait plutÎt apporté son soutien à l'Espagne dans cet épisode, à l'inverse notamment de l'Italie.

AFP

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