Le président Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, ont affirmé dimanche à Paris leur volonté de travailler ensemble à une "relance" de l'Europe, le chef de l'Etat français plaidant pour une "capacité budgétaire commune" et son hÎte pour "une Union fiscale et bancaire".
L'Ă©lection d'Emmanuel Macron Ă la tĂȘte de l'Etat français donne "une espĂ©rance et une foi dans l'Europe", affirmĂ© M. Gentiloni, lors d'une dĂ©claration dans la cour de l'ElyĂ©e, auprĂšs de son hĂŽte, avant un diner de travail. Selon lui, une des prioritĂ©s est de travailler pour aller "vers une union fiscale et bancaire". "Ce n'est pas pour l'immĂ©diat mais c'est important de commencer Ă travailler dans cette direction", a-t-il dit.
Plaidant également pour "une Europe plus forte et plus proche des citoyens", il s'est réjoui de voir que l'Italie et la France "des pays tellement proches et tellement amis" puissent continuer de "travailler ensemble".
M. Macron, qui a déjà rencontré depuis son élection, la chanceliÚre Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk, a affirmé sa volonté de travailler à "une vraie relance de nos perspectives européennes."
Il a souhaité l'élaboration d'"une feuille de route dans la durée qui permettra d'aller au bout de la création d'une capacité budgétaire commune, d'une vraie Europe et d'une vraie zone euro de l'investissement qui permettra de réduire la divergence qu'il y a entre nos économies". "C'est cette divergence qui a pu créer des tensions financiÚres dont l'Italie a eu à pùtir dans les derniÚres années", a-t-il relevé.
Concernant les migrations, Emmanuel Macron a souligné "les défis" que l'Italie avait eu à relever dans ce domaine reconnaissant que l'Europe n'avait "pas suffisamment tÎt entendu (ses) cris d'alerte". Ce dßner de travail était organisé à quelques jours du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Canada), qui aura lieu les 26 et 27 mai à Taormina, en Sicile.
AFP
