Révélations de Mediapart et Marianne

Marine Le Pen a reconnu avoir salarié fictivement un assistant

  • PubliĂ© le 16 fĂ©vrier 2017 Ă  22:19
Marine Le Pen, au Parlement européen, le 15 février 2017 à Strasbourg

Marine Le Pen a reconnu devant les enquĂȘteurs de l'Olaf, organisme anti-fraude de l'UE, avoir salariĂ© fictivement son garde du corps Thierry LĂ©gier comme assistant parlementaire pour "rĂ©gulariser des salaires et charges" non rĂ©glĂ©s, selon un rapport de l'Olaf dĂ©voilĂ© jeudi par Mediapart et Marianne.

La candidate FN à la présidentielle et eurodéputée "a reconnu d'une part que les bulletins de salaire établis sur la période d'octobre à décembre 2011 pour un montant de 41.554 euros n'ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d'autre part elle n'avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois", indique ce rapport transmis en juillet au président du Parlement européen, qui évalue le préjudice financier de l'UE à 340.000 euros.

Mme Le Pen aurait ainsi voulu "obtenir du Parlement la régularisation de dépenses de salaires et charges antérieures qui n'avaient pas été payées par ce dernier", indiquent ces extraits. M. Légier "a travaillé quelques heures pendant quelques mois (...) dans le cadre de mes activités parlementaires", avait affirmé Mme Le Pen le 9 février sur France 2. Interrogée sur ces trois mois de contrat, elle a confirmé cette "régularisation".

Toujours selon ces extraits, "Mme Le Pen a fait employer par le Parlement européen Mme Catherine Griset sur un poste d'assistante parlementaire accréditée à Bruxelles alors qu'elle était son assistante personnelle au siÚge de son parti en France depuis décembre 2010".

Un assistant parlementaire accrĂ©ditĂ© doit ĂȘtre employĂ© "sur l'un des trois lieux de travail" (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg) du Parlement europĂ©en, et est "tenu de rĂ©sider" Ă  proximitĂ©. InterrogĂ© par l'AFP, le bureau de presse de l'Olaf a indiquĂ©, concernant M. LĂ©gier, que "l'enquĂȘte a rĂ©vĂ©lĂ© que la dĂ©putĂ©e a produit un contrat de travail purement fictif concernant l'un de ses assistants".

Concernant Mme Griset, elle ne fournissait "en rĂ©alitĂ© pas d'assistance directe dans les locaux du Parlement europĂ©en Ă  sa dĂ©putĂ©e comme requis par les rĂšgles en vigueur, mais vivait dans les environs de Paris et exerçait une activitĂ© auprĂšs du parti, a-t-on indiquĂ© de mĂȘme source.

Le Parlement européen devait commencer mi-février à recouvrer effectivement les sommes versées pour M. Légier et Mme Griset, en amputant de moitié la paye de Mme Le Pen. Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

AFP

guest
3 Commentaires
CHABAN
CHABAN
9 ans

Elle a démenti avoir été entendu par les OLAF !!!!!!

Alors ? Les OLAF disent quoi ?

lulue
lulue
9 ans

vous voyez qu il y avais pas que fillon qui faisait des chose lui c est dans la loi mais marine lepen c est en magouillant quel honte pour les militants des FN

CHABAN
CHABAN
9 ans

Un bon coup a Mme propre en attendant mr la vertu collaborateur de Sarkozy