Le PDG de la SNCF Guillaume Pépy a contesté samedi la validité du droit de retrait exercé par les agents de l'entreprise et annoncé son intention d'aller devant la justice pour faire reconnaßtre qu'il s'agit d'une grÚve "surprise".
Le trafic est trÚs perturbé depuis vendredi, aprÚs un accident ayant fait plusieurs blessés mercredi. "C'est une grÚve. Nous avons donc fait des injonctions vis-à -vis des salariés grévistes de reprendre le travail et nous sommes en train d'étudier la voie judiciaire, c'est-à -dire la façon dont nous allons aller devant la justice pour faire juger qu'il s'agit bien d'une grÚve et pas d'un droit de retrait", a déclaré M. Pépy sur BFM-TV.
"Ce n'est pas aujourd'hui un droit de retrait, il n'y a aucun danger grave et imminent sur aucun train à la SNCF", a estimé M. Pépy. "Ce n'est pas admissible, c'est une grÚve surprise qui ne respecte pas la loi sur la grÚve dans les services publics", a-t-il poursuivi. "Il faut d'abord faire une alarme sociale, elle n'a pas eu lieu. Ensuite, il y a des réunions de concertation. Ensuite, il faut que chacun déclare par écrit son intention de faire grÚve pour que nous puissions mettre en oeuvre un service minimum, cette loi n'a pas été respectée", a poursuivi le PDG de la SNCF.
Le patron de la SNCF a assuré que le trafic des TGV à bas coûts Ouigo, totalement interrompu samedi matin, allait "reprendre le plus vite possible", sans plus de précisions.
Cet arrĂȘt de travail fait suite Ă un accident survenu mercredi soir: un TER reliant Charleville-MĂ©ziĂšres Ă Reims a percutĂ© un convoi routier exceptionnel coincĂ© sur un passage Ă niveau Ă Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes). La prĂ©fecture des Ardennes indique qu'il y a eu "onze blessĂ©s", dont certains ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s.
Se disant "solidaire" des voyageurs, M. Pépy a contesté tout risque de sécurité: "il y a tous les jours, en Ile-de-France, comme dans beaucoup de pays européens, 6.000 trains avec 3,5 millions de passagers qui circulent avec un seul conducteur à bord. Ce systÚme a été validé par l'établissement public de sécurité ferroviaire", a-t-il indiqué, affirmant qu'il n'y avait "jamais eu le moindre incident".
"J'affirme (...) que le conducteur a fait son travail et la sécurité des voyageurs n'a jamais été mise en danger", a insisté M. Pépy, disant n'avoir jamais vu ce type de mouvement "en dix ans" de présidence de la SNCF: "c'est la premiÚre fois que je viens sur un plateau dire qu'un droit de retrait est manifestement illégitime".
AFP

danger grave et imminent pour la sécurité ? il s'agit plutÎt ici de faire état d'un droit d'alerte : http://officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=246