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Nouveau record de chaleur sur Terre en 2016

  • PubliĂ© le 18 janvier 2017 Ă  19:38
Sans surprise, 2016 a été l'année la plus chaude sur la planÚte depuis le début des relevés de températures en 1880, marquant le troisiÚme record annuel consécutif de chaleur, a annoncé mercredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Sans surprise, 2016 a été l'année la plus chaude sur la planÚte depuis le début des relevés de températures en 1880, marquant le troisiÚme record annuel consécutif de chaleur, a annoncé mercredi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).


Avec une montée record du mercure durant chacun des mois de janvier à août, la température à la surface des terres et des océans a été 0,94 degré Celsius supérieure à la moyenne du XXe siÚcle (qui était de 13,9°C), surpassant le précédent record de 2015 de 0,04°C, a précisé la NOAA.
Septembre 2016 avait marqué la fin des records mensuels consécutifs de chaleur enregistrés pendant seize mois, résultant en partie de la récurrence du courant équatorial chaud du Pacifique El Nino. Celui-ci a commencé à se dissiper à partir du printemps.
Dans une analyse séparée des relevés de températures mondiales, la Nasa a également déterminé que 2016 a été l'année la plus chaude sur le globe en 136 ans.
Depuis le début du XXIe siÚcle, la planÚte a enregistré cinq années de chaleur record, en 2005, 2010, 2014, 2015 et 2016.
"MĂȘme si on ne prend pas en compte le rĂ©chauffement dĂ» Ă  l'influence d'El Nino, 2016 reste l'annĂ©e la plus chaude de l'histoire moderne", pointe le professeur Piers Forster, directeur du Centre international Priestley pour le climat Ă  l'UniversitĂ© de Leeds, aux Royaume-Uni.
- 2017 devrait ĂȘtre moins chaude -
Selon lui, "2017 sera probablement moins chaude mais je m'attends encore à de nouveaux records de montée du mercure sur la planÚte d'ici quelques années".
Quant au mois de décembre 2016, la température à la surface des terres et des océans s'est située 0,79°C au-dessus de la moyenne du XXe siÚcle. Le mois dernier a ainsi été le troisiÚme mois de décembre le plus chaud dans les annales aprÚs 2014 et 2015.
Pour l'ensemble de 2016, la température à la surface des terres a été 1,43°C supérieure à la moyenne du XXe siÚcle, soit la plus élevée depuis 1880, battant le précédent record de 2015 de 0,10°C, a précisé la NOAA.
Le mercure a atteint des niveaux sans prĂ©cĂ©dent notamment dans l'est de la Russie, dans l'extrĂȘme ouest du Canada, une partie de l'est des Etats-Unis, la plupart de l'AmĂ©rique centrale, le nord de l'AmĂ©rique du Sud ainsi qu'en Afrique de l'ouest, dans des parties de l'Asie du sud et des rĂ©gions de l'Australie, surtout le long de la cĂŽte nord et orientale.
L'Alaska a connu son année la plus chaude depuis le début des relevés dans cet Etat en 1925.
La température à la surface des océans en 2016 s'est elle située 0,75°C au-dessus de la moyenne du XXe siÚcle, ce qui en a fait la plus chaude de la période 1880-2016. Elle n'a toutefois surpassé le précédent record établi en 2015 que de 0,01°C.
- Fonte des glaces arctiques -
Les températures sur les mers et océans ont été particuliÚrement élevées l'an dernier dans le nord du Pacifique prÚs de l'Alaska, dans la mer de Béring, des parties du centre ouest de l'Atlantique et l'est de l'Océan indien.
Les records de froid ont seulement Ă©tĂ© mesurĂ©s dans les eaux Ă  l'est du dĂ©troit de Drake, prĂšs de la PĂ©ninsule Antarctique, oĂč les tempĂ©ratures sont beaucoup plus basses que la moyenne depuis la fin 2013.
La fonte de la banquise arctique s'est poursuivie en 2016: l'étendue moyenne des glaces flottant sur l'océan était d'environ 10,1 millions de kilomÚtres carré, soit la plus petite superficie mesurée depuis le début des observations par satellite en 1979, selon le Centre National de la neige et de la glace.
L'Arctique a connu en 2016 ses douze mois les plus chauds depuis le début des relevés de températures dans cette région en 1900, entraßnant non seulement une fonte de la banquise sans précédent, mais ce qui a aussi retardé la formation de nouvelle glace à l'automne.
Quant à l'Antarctique, la superficie annuelle moyenne des glaces sur l'océan a été la deuxiÚme plus petite dans les annales avec 11,1 millions de km2, se réduisant à des niveaux sans précédent en novembre et décembre.

- © 2017 AFP
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