SNCF

Nouvel épisode de perturbations lundi sur les TGV Atlantique

  • PubliĂ© le 28 octobre 2019 Ă  00:09
  • ActualisĂ© le 28 octobre 2019 Ă  05:41
Seulement 30% des TGV circuleront sur l'axe Atlantique en raison de la poursuite d'une grÚve de 200 agents spécialisés dans la maintenance en banlieue parisienne

Seulement 30% des TGV circuleront lundi sur l'axe Atlantique Ă  cause de la poursuite d'une grĂšve d'agents de maintenance en banlieue parisienne, dans un climat social toujours tendu dix jours aprĂšs l'accident d'un TER sur un passage Ă  niveau dans les Ardennes.

En plein milieu des vacances scolaires, la SNCF est contrainte de réduire la cadence de ses TGV Atlantique en raison d'un mouvement poursuivi depuis lundi 21 octobre par 200 agents du technicentre de Chùtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains.

La directrice des TGV Atlantique, Gwendoline Cazenave, a fait part dimanche Ă  l'AFP de son "incomprĂ©hension" face Ă  "une situation de jusqu'au-boutisme" qui "pĂ©nalise les clients" dans la mesure oĂč l'objet du dĂ©saccord, "un projet d'amĂ©nagement de leurs conditions de travail" a Ă©tĂ© "retirĂ© dĂšs mardi". "Jusqu'Ă  aujourd'hui nous avons rĂ©ussi Ă  maintenir un plan de transports trĂšs significatif, avec 80 Ă  90% des trains qui circulent mais Ă  partir de demain on passe Ă  un plan de transports de 30%", faute de maintenance, a-t-elle annoncĂ©.

Ce mouvement trÚs localisé a un impact majeur compte tenu du rÎle stratégique du Technicentre dans l'exploitation au quotidien des TGV Atlantique. "On est dans une situation de blocage parce que les agents nous demandent le paiement des jours de grÚve, ce qui est totalement impensable", mais aussi "une prime pour reprendre le travail", a affirmé Mme Cazenave.

Pour autant, "on continue à dialoguer", des "avancées" ont été réalisées sur le volet des conditions de travail "mais le paiement des jours de grÚve n'est pas possible", a-t-elle souligné.

- "Réaction épidermique"-

ConcrĂštement, lundi deux allers-retours sont prĂ©vus sur la ligne Paris-Nantes, deux sur Paris-Rennes, quatre sur Paris-Bordeaux, et la SNCF desservira aussi "Toulouse, Hendaye, Poitiers, Quimper, Brest" afin que "chaque destination soit desservie mĂȘme en nombre limitĂ©", a dĂ©taillĂ© la directrice. Les clients ont Ă©tĂ©, selon elle, contactĂ©s par courrier Ă©lectronique et pourront se faire rembourser ou Ă©changer sans frais leurs billets.

Selon Julien Troccaz, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail qui a appelé à cette grÚve et qui s'est exprimé plus tÎt dans la semaine, les cheminots ont protesté contre "une remise en cause des conditions de travail par la direction sans aucune concertation" avec le personnel. La direction du site avait annoncé une suppression des repos compensateurs pour le travail en soirée et le week-end, avait déclaré pour sa part Erik Meyer, également secrétaire fédéral de SUD-Rail. "Les agents ont eu une réaction épidermique, à la hauteur de la violence des annonces du management", avait-il jugé.

Ni Sud-Rail ni la CGT Cheminots n'ont pu ĂȘtre joints dimanche.

Ce nouvel Ă©pisode de perturbations intervient aprĂšs une pagaille qui a dĂ©butĂ© la veille des vacances scolaires aprĂšs un accident d'un TER Ă  un passage Ă  niveau le 16 octobre dans les Ardennes. Cet incident avait dĂ©clenchĂ© une vague d'arrĂȘts de travail de conducteurs et contrĂŽleurs dans toute la France, sur la base du droit de retrait au nom de la sĂ©curitĂ©.

Les syndicats réclamaient la présence d'un contrÎleur à bord de tous les TER, ce que la direction a rejeté, leur présentant plusieurs mesures correctrices pour "encore mieux protéger" les "équipements d'alerte" des trains régionaux.

Par ailleurs, la direction régionale de la SNCF assure qu'"il n'y a aucune perturbation prévue pour lundi" en ce qui concerne les TER en Provence-Alpes-CÎte d'Azur, perturbés par un mouvement social dimanche.

En revanche, une grÚve est programmée à partir du 5 décembre par plusieurs syndicats de la SNCF contre la réforme des retraites. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, rencontrera le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye mardi.

Jeudi, une rencontre est Ă©galement prĂ©vue entre M. Delevoye, le secrĂ©taire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, et les syndicats de cheminots pour une premiĂšre sĂ©ance de concertation. Le lendemain, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, passera le flambeau Ă  Jean-Pierre Farandou.

AFP

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